Primaires au PS : DSK écraserait ses adversaires
02/12/2010
Selon un sondage BVA, le directeur du FMI remporterait les primaires avec une large avance si elles avaient lieu dimanche, loin devant Martine Aubry et Ségolène Royal.
Dominique Strauss-Kahn remporterait très largement la primaire socialiste si elles avaient lieu dimanche prochain, selon un sondage BVA pour Canal+ diffusé jeudi 2 décembre dans lequel il recueille 46% des suffrages, loin devant Martine Aubry (10%) et Ségolène Royal (8%).
Le directeur du Fonds monétaire international (FMI), qui n'a pas encore dévoilé ses intentions pour 2012, arrive également loin devant Manuel Valls (8%), François Hollande (7%), Arnaud Montebourg (7%) et Pierre Moscovici (2%).
Jean-Louis Bianco, Christian Pierret et Daniel Le Scornet sont crédités chacun de 1% des intentions de vote. 9% des sondés ne se prononcent pas.
Parmi les personnes interrogées, 31% envisagent de participer à cette consultation (18% "certainement" et 13% "probablement").
"Même si, en 2011, ces primaires ne réunissaient finalement que la moitié des 'certains', cela constituerait un spectaculaire succès" puisqu'on atteindrait entre 3 et 5 millions d'électeurs, relève BVA. Le porte-parole du PS Benoît Hamon a indiqué mercredi que le parti visait au moins "un million" de votants à ce scrutin.
52% des sondés approuvent le pacte de non-agression
Autre enseignement de ce sondage: les personnes ayant l'intention de participer aux primaires ne sont pas seulement des sympathisants socialistes. Si 46% déclarent l'être, 27% sont des sympathisants de gauche hors-PS, 10% se déclarent électeurs de droite, 6% du MoDem et 11% sans proximité partisane.
Parmi les seuls sondés ayant réellement l'intention d'aller voter, DSK est également loin devant (41%). Mais dans ce segment, c'est Ségolène Royal qui est numéro deux (16%), devant la première secrétaire (14%).
Interrogés sur le "pacte" de non-agression passé entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, 52% des sondés désapprouvent un tel accord (contre 43% qui l'approuvent). Un rapport qui s'inverse parmi les personnes ayant l'intention de participer à ces primaires (52% approuvent, 45% désapprouvent). Pour les seuls sympathisants PS, 58% approuvent le pacte et 40% le désapprouvent.
Enfin, concernant le calendrier de la primaire, 55% des sondés aimeraient qu'il soit maintenu (35% accéléré). Pour les sympathisants PS, ce chiffre monte à 72%, contre 23% qui souhaiteraient le voir accéléré.
- Sondage réalisé par internet du 30 novembre au 1er décembre auprès d'un échantillon de 1.182 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.
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Toujours du Nouvel Obs et dans la même veine...
Candidature de Royal : le silence d'Aubry fait du bruit
Martine Aubry doit "taper du poing sur la table et siffler la fin de la récréation", estime Jack Lang, tandis que Laurent Fabius assure que la maire de Lille parlera "à son rythme".
Ça y est, Martine Aubry a parlé ! La première secrétaire du PS s'est adressée à des journalistes mercredi 1er octobre, dans une rue de Lille, sur le thème… de la lutte contre le sida. Un sujet bien sûr important, mais qui ne l'empêchait pas de commenter aussi la candidature de Ségolène Royal. Et pourtant, trois jours après l'annonce de la présidente de la région Poitou-Charentes, Martine Aubry n'a toujours fait aucune déclaration sur ce point.
La préparation de la primaire donne lieu à une confusion croissante. Faut-il accélérer le calendrier du vote, comme le réclament François Hollande et ses amis ? Ségolène Royal a-t-elle vraiment prévenu Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry avant de se présenter, ce que certains au PS mettent en doute ?
"Une pétaudière"
De son côté, Laurent Fabius, allié de Martine Aubry, a relativisé le silence de la maire de Lille, qui selon lui "choisit son rythme". Que Ségolène Royal "ait déposé sa précandidature, c'est tout à fait légitime, mais enfin, c'est une précandidature parmi d'autres et Martine Aubry s'exprimera certainement sur ce qu'il faut faire au Parti socialiste", a déclaré l'ancien Premier ministre, jeudi, sur France 2.Martine Aubry doit "taper du poing sur la table et siffler la fin de la récréation", considère Jack Lang. Le député PS a estimé jeudi sur LCI que le PS aujourd'hui, "c'est un peu une pétaudière. On se croirait parfois à l'hippodrome d'Auteuil avec chaque jour un nouveau venu pour participer à la course hippique". Martine Aubry doit "rappeler aux uns et aux autres qu'un parti, c'est une organisation collective et qu'il faut que chacun respecte les règles qui ont été fixées", souligne Jack Lang, qui ajoute que la maire de Lille "a les capacités, la force de caractère" pour "reprendre l'initiative".
Le calendrier est déjà voté
Paradoxalement, le calendrier de la primaire est clair. Il a été voté par les instances dirigeantes du Parti socialiste et par les militants, et sera précisé en janvier. Benoît Hamon, le porte-parole du PS, s'est chargé mercredi de le rappeler : "On a un calendrier. C'est juin pour les candidatures, octobre pour le vote. Pour l'instant, ce n'est pas appelé à changer", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.
"J'accepte qu'il faille des rendez-vous pour voir si notre calendrier colle toujours avec la réalité", cependant "je dis : attention à une chose, ce calendrier est long parce qu'on a voulu qu'il ne puisse être opposé aucun argument qui dise qu'il a été réduit pour empêcher untel d'être candidat. Je ne me serais pas reconnu dans un calendrier qui empêche Dominique Strauss-Kahn d'être candidat", a-t-il ajouté, précisant au passage qu'il espérait que les Français seraient "au-delà du million" à venir voter pour choisir le candidat socialiste.
Et même, estime Benoît Hamon, le prochain semestre sera l'occasion de faire un premier tri entre les candidats. "Ma conviction, c'est qu'en juin, ceux qui déposeront leur candidature officiellement seront beaucoup moins nombreux que ceux qui sont aujourd'hui évoqués dans l'espace médiatique", a confié ce proche de Martine Aubry.
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Enfin encore dans le Nouvel Obs...
Primaire PS : à défaut de DSK, BHL voterait Royal
"Il y a un candidat qui a l'évidence est celui qui est le mieux placé pour battre Nicolas Sarkozy, il s'appelle Dominique Strauss-Kahn", a déclaré le philosophe, ajoutant: "par défaut c'est elle".
Le philosophe Bernard-Henri Lévy a déclaré mercredi 1er décembre qu'il voterait pour Ségolène Royal si les primaires de la gauche avaient lieu aujourd'hui, estimant toutefois queDominiqueStrauss-Kahn restait "le candidat idéal" pour battreNicolas Sarkozyen 2012.
Comme on lui demandait sur Canal+ "aujourd'hui, vous voteriez pour qui?", le philosophe qui conseilla la candidate PS pendant la campagne présidentielle de 2007, a affirmé : "dans les primaires telles qu'elles se dessinent aujourd'hui, je voterais pour Ségolène Royal".
"Ce grand cadavre à la renverse"
Que Ségolène Royal se soit déclarée c'est une bonne chose. Que (Arnaud) Montebourg ou Manuel Valls se soient déclarés c'est une bonne chose. Maintenant en effet il faut des idées et arrêter avec ce grand cadavre à la renverse" qu'est le PS, a ajouté BHL. "Je suis du genre fidèle, j'ai toujours dit la même chose : il y a un candidat qui a l'évidence est celui qui est le mieux placé pour battre Nicolas Sarkozy, il s'appelle Dominique Strauss-Kahn", "je continue de penser comme il y a quatre ans que c'est lui le candidat idéal", a-t-il fait valoir, ajoutant: "par défaut c'est elle (Mme Royal, ndlr), ça peut être Manuel Valls, ça peut être Laurent Fabius".
En tout cas, la candidature de la présidente PS de Poitou-Charentes "oblige ses camarades à sortir de l'hypocrisie", a jugé Bernard-Henry Lévy.
Primaire au PS : qui est candidat ?