Oui, Nicolas Sarkozy suscite la haine...

Publié le par DA Estérel 83

SarkoFrance-copie-1 30/09/2010

 

Je ne suis pas Sarkophobe mais antisarkozyste. L’Express s’interroge sur la haine que susciterait Nicolas Sarkozy dans l’opinion. Victimiser Nicolas Sarkozy est une bien mauvaise idée. L’homme a tous les pouvoirs, l’essentiel des médias, le soutien de son parti. Dans son traditionnel édito video, Christophe Barbier définit la Sarkophobie: « participer des excès de langage », « agresser verbalement ou par écrit le président de la République », « le comparer avec les pires dictateurs », « le traiter de noms d’oiseaux ».

 

Cette distinction est surtout sémantique, si l’on écarte quelques outrances vides de sens contre le Monarque, parfois xénophobes. Attaquer la personne (son agitation, son narcissisme, ses défauts de comportements, etc) fait partie du procès en compétence qu’on est en droit de lui faire. Cet homme-là, rappelons-le, dispose de pouvoirs personnels incroyables dans nos démocraties dites modernes. Quand Marianne a titré cet été sur « le voyou de la République », le discours de fond était clairement une attaque des pratiques du Monarque élyséen : Nicolas Sarkozy est prêt à tout, même le pire, pour sa survie politique. Qu’y-a-t-il de Sarkophobe à cela ?

Sarkozy suscite la honte. Il n’y a qu’à lire Newsweek ou the Economist, deux magazines anglo-saxons peu suspects de gauchisme viscéral.

 

Sarkozy suscite l’inquiétude, à la fois par ce qu’il fait et par ce qu’il ne fait pas. La situation du pays, en 2012, s’annonce dramatique. Et je ne voudrai pas être le prochain président. Des comptes plombés, une nation plus clivée que jamais, etc… Il sera bien temps de dresser l’inventaire, non pas des promesses non tenues, mais des dégâts causés par l’inefficace et dangereux Nicolas.

 

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Publié dans Politique

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