VENT MAUVAIS SUR LE «MISTRAL»

Publié le par DA Estérel 83

CharenteLibre 21/08/2010

 

 

La Russie organisera finalement un appel d'offres international pour se doter de navires porte-hélicoptères de type «Mistral». Une claque pour la France qui avait annoncé la vente 

 

La Russie a annoncé hier le lancement d'un appel d'offres pour deux navires de guerre de la classe du français Mistral, une décision qui met fin aux négociations «exclusives»avec la France, même si celle-ci affirme rester«confiante» de vendre son navire.

«Nous avons lancé un appel d'offres international pour la construction de porte-hélicoptères», a déclaré le ministre russe de la Défense, Anatoli Serdioukov, précisant que la Russie comptait pour l'instant se doter de deux navires de cette classe.

Paris et Moscou avaient annoncé en mars des«négociations exclusives»pour l'achat de ce puissant navire de guerre polyvalent, pouvant transporter des hélicoptères comme des chars d'assaut ou accueillir un état-major embarqué.

En juillet, le président français, Nicolas Sarkozy, avait affirmé que la décision de construire en France deux Mistral pour la Russie était «certaine».

Hier, le ministre russe a souligné que le constructeur français du Mistral pourrait participer à cet appel d'offres, dont les résultats seront rendus publics à la fin de l'année. L'Elysée avait déjà assuré jeudi ne voir «aucune raison de s'inquiéter» et affirmé que les négociations se poursuivaient «normalement, dans un excellent contexte».

Aux yeux de certains observateurs, la décision de Moscou est surtout un moyen de faire pression sur Paris sur les conditions du contrat.

Le commandant en chef de la marine russe, l'amiral Vladimir Vissotski, a souligné en juillet que Moscou exigeait un transfert de technologie (en clair, système de navigation et armement, faute de quoi le marché n'aboutirait pas.

L'alternative qui risque d'être opposée au Mistral dans cet appel d'offres est une coopération entre la holding russe des chantiers navals OSK et le sud-coréen Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering (DSME).

Il s'agirait de construire dans les chantiers navals russes le porte-hélicoptères sud-coréen de classe Dokdo, d'un coût estimé à 650 millions de dollars (500 millions d'euros), un prix équivalent à celui du Mistral.

 

Le «Mistral» , fierté de la marine française, intéresse les Russes. A condition qu'il soit armé et complètement équipé.

 

 

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