Un débat sans éclats

Publié le par DA Estérel 83

CL11112010

 

 

Comment jouer un match de sélection avec la retenue qu'impose un match amical ? Comment se livrer à fond tout en évitant le tacle assassin pouvant entraîner le carton rouge ou la blessure qui condamne d'emblée à ne pas jouer la grande finale du mois de mai ? Comment à la fois enflammer ses supporters tout en évitant de se mettre hors-jeu par rapport au projet socialiste ? Comment jouer collectif et réussir quand même l'exploit individuel qui va permettre de crever l'écran ? Comment marquer des points sans se montrer mauvais camarade ?

Telle était la gageure qui attendait hier soir sur France 2 les candidats à la primaire du parti socialiste. Et surtout les trois favoris des sondages, François Hollande, Martine Aubry et Ségolène Royal. Et à l'évidence, face à cette gageure, chacun aura préféré retenir ses coups plutôt que de chercher d'entrée et dès le premier débat à mettre au tapis ses adversaires directs.

Si on peut mettre à part Jean-Michel Baylet, décidément radicalement peu à l'aise sur un plateau télé, ce n'est donc pas par hasard si ce sont les outsiders Montebourg et Valls qui sont apparus les plus virulents. Et encore, faut-il noter que les deux anciens jeunes loups du PS sont restés parfaitement policés notamment dans leur affrontement sur la nécessité de réduire la dette.

Pourtant plus habitués à tenir la vedette, ni Martine Aubry, ni Ségolène Royal ni François Hollande n'ont voulu s'affronter directement chacun préférant se donner du Ségolène par-ci ou du Martine et François par-là. Il faut dire que les règles de l'émission dont les trois quarts tenaient plus de l'oral de l'ENA que du débat ouvert ont largement pesé sur l'ambiance.

C'est donc une soirée sans éclats mais malheureusement également sans beaucoup d'éclat que les téléspectateurs ont pu suivre. Ceux qui s'attendaient à une joute musclée auront sans doute été déçus. A l'inverse, il faut souligner le sérieux et le sens des responsabilités des candidats. Qui ont préféré la pédagogie aux effets de manches.

Entre une Aubry «déterminée et prête», un Valls, candidat du «possible et de la vérité», un Montebourg qui piaffe de vouloir changer le monde, une Royal qui a retrouvé du punch et le sens de la formule et un Hollande rageur et passionné, il y a bien sûr des différences de style. Mais si le débat qui a terminé l'émission a fini par faire apparaître ici ou là quelques différences notamment sur la façon de faire face à la dette, sur le calendrier de sortie du nucléaire ou encore sur le retour de l'âge légal de la retraite à 60 ans, il n'aura sans doute pas changé énormément le rapport de forces entre les candidats.

Reste que l'exercice, malgré son côté compassé, ne peut que contribuer à augmenter la participation à la primaire laquelle dépasserait déjà largement les espoirs du PS.

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Publié dans S.ROYAL

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J
<br /> J'ai beau être secouriste et savoir faire des points compressifs, je préfèrerais que la suite se passe sans hémorragie!<br /> <br /> <br />
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V
<br /> et pas de sang sur les murs du studio ! Merde alors §§<br /> <br /> <br />
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J
<br /> Normal, c'était le round d'observation.<br /> <br /> <br />
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