Suspicions sur l'IGS : «Ça montre que tous les coups sont possibles», selon Rebsamen

Publié le par DA Estérel 83

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C’est une nouvelle affaire qui risque, pour l’exécutif, de faire du bruit si les faits sont bien confirmés. Dans une enquête publiée ce mercredi, le journal Le Monde affirme que la police des polices (Inspection général des services, IGS) est « suspectée d’avoir sciemment truqué une enquête judiciaire » en 2007 « portant sur un éventuel trafic de titres de séjour ». L’objectif aurait été d’écarter des fonctionnaires réputé proches de la gauche.

« C’est une affaire très très grave qui se serait déroulée entre les deux tours des législatives de 2007 » a réagit le président du groupe PS du Sénat, François Rebsamen, en marge de l’inauguration du QG de campagne de François Hollande. « C’est un détournement d’un service d’inspection qui pose un grave problème, si ça se confirme. La police a été utilisée à des fins partisanes. Ça prouve toutes les dérives qui sont possibles », attaque le responsable des questions de sécurité dans la campagne du candidat PS. Il dénonce « l’utilisation par un clan, le clan des amis du patron, des services de police à des fins partisanes », a-t-il insisté auprès de l’AFP.

« C’était pour débarquer Yannick Blanc (alors directeur de la police général de la préfecture de police, et aujourd'hui directeur- adjoint du cabinet du président PS du conseil régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, ndlr) qui était accusé de vouloir régulariser des sans papiers. Il y a eu des fausses preuves qui ont été montées. Il faut laisser la justice avancer sérieusement », selon Rebsamen. « Ça montre que tous les coups sont possibles ».

« Guéant est au cœur de l’affaire »

Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée au moment des faits suspectés, a répondu à la gauche lors des questions d’actualité au gouvernement à l’Assemblée. « Les responsable du PS ont appelé, et ils ont raison, à ce que nous cessions les polémiques et laissions la place au débat d’idée », a-t-il commencé. Evoquant l’affaire Karachi, le ministre a affirmé qu’« à cette occasion vous n’avez pas hésité à avoir recours à l’amalgame, au mensonge (…) Aujourd’hui, le même procédé recommence sur la foi d’informations tronquées et de pièces de justice partielles, on instruit un procès public », a dénoncé Claude Guéant, passablement énervé. « Le préfet de police se donnera le droit de répondre et se réserve de donner les suites judicaires appropriées », a ajouté le ministre de l’Intérieur, « quand la justice est saisie, on la laisse travailler ».

Dans les couloirs du Palais bourbon, le porte parole de François Hollande, Bruno Le Roux, a accusé Claude Guéant d’être « au cœur de l’affaire ». « Claude Guéant est au centre d'un système de pouvoir qui s'est transformé en système de clan et dont on voit qu'il tenait toutes les manettes », a-t-il insisté.

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Publié dans S.ROYAL

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