Sondage exclusif : Fillon meilleur candidat que Sarkozy

Publié le par DA Estérel 83

Marianne2-copie-1 Jean-Dominique Merchet 12/11/2010


Restera ou partira ? Alors que le sort de François Fillon à Matignon n'est pas encore acté, le sondage exclusif de Marianne montre que celui-ci conforte sa crédibilité comme candidat à l'élection suprême.

 

François Fillon ferait gagner la droite, et Nicolas Sarkozy la ferait perdre. Les résultats du sondage Marianne-Harris Interactive ne devraient pas contribuer à détendre l’atmosphère au sein de l’UMP. A la veille du remaniement, le Premier ministre apparaît comme un concurrent pour le chef de l’Etat. Et donc comme un adversaire potentiel, surtout si, dans les prochaines semaines, d’autres enquêtes viennent confirmer notre sondage.
 

Face à Martine Aubry, les deux hommes feraient jeu égal au premier tour (26 %), mais au second Fillon battrait de justesse la candidate PS (51 % contre 49 %), grâce à l’appui de l’électorat centriste et des personnes de plus de 50 ans. Ainsi, 59 % des électeurs du centre voteraient pour Fillon, alors qu’ils ne seraient que 34 % à choisir Sarkozy. Cet électorat, modéré et conservateur, semble plus allergique au style élyséen qu’à la politique du gouvernement.
 

Le président sortant s’inclinerait devant la première secrétaire du PS. Mais de très peu, et c’est un résultat quasi inespéré pour Sarkozy au sortir d’un conflit social de grande ampleur. 49 % contre 51 % – l’écart est faible et ne devrait pas désespérer un animal politique de l’envergure de Sarkozy.
 

Il peut surtout bénir le trou d’air de Martine Aubry. Ce sondage confirme qu’elle n’a pas su capitaliser politiquement le fort mécontentement social (lire notre opinion, p. 4). Pour s’imposer dans la course, elle aurait dû percer maintenant, au lendemain des mobilisations contre la réforme des retraites : 20 % au premier tour, face à l’un ou l’autre des candidats de droite, c’est faible. Alors qu’elle décroche par rapport aux estimations précédentes (25 % en octobre, selon l’Ifop), Dominique Strauss-Kahn peut se frotter les mains. Au PS, ses supporteurs ne vont pas manquer de faire valoir qu’il est un candidat plus solide que la première secrétaire. Ces 20 % peuvent même encourager d’autres vocations…
 

Martine Aubry rassemble sur son nom moins de la moitié des électeurs de gauche, qui dispersent leurs voix selon un scénario bien connu et qui avait été fatal à Lionel Jospin en 2002 : Eva Joly (11 %) et Jean-Luc Mélenchon (7 %) profitent de sa faiblesse pour réaliser de bons scores.
 

Au centre, François Bayrou et Dominique de Villepin font jeu égal à 8-9 %, mais la somme de leurs électorats (17 %) est au niveau de celui de Bayrou en 2007. Le président du MoDem n’a plus qu’à espérer que Villepin renonce à y aller pour lancer une OPA…
 

Enfin, avec Marine Le Pen, l’extrême droite est à un niveau très élevé (14 %), mais au second tour ses électeurs se reporteraient massivement sur le candidat de l’UMP. Que ce soit Sarkozy ou Fillon.


Sondage exclusif : Fillon meilleur candidat que Sarkozy
Méthodologie d’enquête : Enquête réalisée en ligne les 9 et 10 novembre 2010, sur un échantillon de 910 individus de l’access panel Harris Interractive, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
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Ce sondage a de quoi faire reflechir rue de Solférino !!! Le maigre score du premier tour crédité à M.AUBRY laisse songeur après ces derniers mois de lutte pour les retraites...

La gauche (et le PS ) aurait du sortir renforcée de cette période agitée et les manifestations hostiles au pouvoir (avec en prime les histoires BETTENCOURT et KARACHI), c'est loin d'être le cas.
Certains avaient vu au soir de la "victoire" des régionales, un regain d'intérêt pour l'opposition de gauche (avec plus de 50% d'abstention) , ils se sont lourdement trompés.
Certes, ce n'est qu'un sondage, mais un sondage est une photo a un moment donné, et celui ci est une photo qui ne vient pas du Figaro... heureusement.
Il nous reste moins de 17 mois pour redresser la barre, et la date retenue pour les primaires à gauche ne semble pas être des plus opportunes.
Cette "lointaine" confrontation des candidats à la candidature va nous gratifier d'une nouvelle et belle cacophonie dans les rangs du PS pour finir par un résultat facilement prévisible, l'assassinat politique du candidat désigné par les primaires et une désertion (encore plus) massive des électeurs de gauche ... 
SigSerge

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Publié dans PS

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