Hamon préfère l'unité aux idées

Publié le par DA Estérel 83

Marianne2-copie-1 Laureline Dupont  12/11/2010

 

Pour éviter les ornières de la division qui repointe le bout de son nez du côté de Solférino, Benoît Hamon a délaissé son texte sur «l'égalité réelle» et juré que l'unité socialiste n'était pas menacée. Encore une occasion manquée d'afficher une vraie rupture avec la politique Sarkoziste.


L'égalité ou l'unité ? Voilà la question qui semble secouer le Parti socialiste depuis quelques jours. Avec son texte sur«l'égalité réelle»adopté le mardi 9 novembre par le bureau national du PS, Benoît Hamon s'est attiré les foudres de tous les ambitieux aux dents longues qui rodent dans les couloirs de Solférino. De François Hollande à Pierre Moscovici en passant par Manuel Valls, les futurs candidats aux primaires socialistes sont tombés à bras raccourcis sur leur porte-parole, dénonçant à l'unanimité l'absence de précisions quant aux financements des différentes propositions. Du coup, Hamon court de studio radio en studio radio pour tenter de préserver la belle unité qui prévalait depuis les universités d'été du Parti à la Rochelle. Au détriment du texte.


Invité au micro de France Inter ce vendredi 12 novembre, il n'a pas échappé à la question de Patrick Cohen sur le manque de consensus au PS «sur ce qu'il faudrait faire en 2012». Soucieux de donner l'image d'un parti, si ce n'est uni, au moins évitant le piège de la désunion totale, Hamon a insisté sur le sens de l'abstention (ndlr : le texte a été adopté avec 59 voix pour et 12 abstentions) :«On travaille, on produit des textes, je retiens qu'il n'y a que des abstentions ce qui ne veut pas dire forcément une opposition au travail collectif que nous avons fait depuis plusieurs mois. [...] Il sera important qu'il y ait unanimité sur le projet définitif qu'on adoptera au printemps prochain avec l'objectif de battre Nicolas Sarkozy». Sauf que cette absence d'unanimité autour du projet socialiste prend une toute autre tournure dans la course aux primaires. En abreuvant de critiques le porte-parole du PS porteur d'un texte validé voire élaboré par Martine Aubry elle-même, l'aile droite du PS tente d'affaiblir la possible candidate.
 

Feindre l'unité, voilà à quoi s'est attaché Benoît Hamon clôturant l'interview sur son ravissement de voir ce texte «soutenu par l'immense majorité des socialistes et de ses dirigeants Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Vincent Peillon, Martine Aubry, les amis de Dominique Strauss-Kahn». Pour le fond, il faudra repasser.
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Publié dans PS

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