Pourquoi je préfère Ségolène ROYAL.
Par Michel THOMAS
D'abord parce que je ne supporte plus d'être le citoyen d'une république bananière qui bafoue la démocratie au profit d'oligarques interchangeables prêts à manger à tous les râteliers.
Il suffit de regarder les équipes de campagne des principaux candidats pour s'apercevoir que Mme ROYAL est la seule à n'avoir recyclé aucun traître (Hollande a recruté JOUYET !), ni aucun cacique ayant connu des problèmes de conflit d'intérêt, +ni aucun strauss-khanien ultra-libéral Elle est aussi, avec Jean-Louis Bianco qui la soutient, l'un des trop rares dirigeants socialistes à respecter la règle du non-cumul des mandats.
Contribuable intégral, j'apprécie qu'elle soit déterminée à ne pas augmenter le poids global de la fiscalité mais à faire en sorte que ce poids soit plus équitablement réparti, et à lutter efficacement contre le fraude et l'évasion fiscales.
Pur produit de l'école publique, je la félicite de vouloir que les bienfaits de l'instruction ne soient plus un privilège de classe, ou de caste.
Ayant eu la chance d'avoir vécu une période de plein emploi, je ne puis accepter que la lutte contre le chômage ne soit pas la préoccupation première d'un gouvernant. Je n'admets pas non plus qu'on tente de nous persuader qu'il est inévitable de travailler jusqu'à ce que mort s'ensuive!
Sans être collectiviste, je suis persuadé qu'un Etat qui renonce à intervenir dans l'économie démontre son inutilité. Alors que « le triomphe de la cupidité » (J.E. Stiglitz) est devenu la règle d'or de la finance internationale, qui peut en protéger les citoyens si les gouvernants y renoncent? A la différence de beaucoup d'autres émules de Sarkozy, Ségolène ROYAL est interventionniste sans aucune arrière pensée. Je lui fais entière confiance.
Patriote sans être chauvin, je suis fort déçu de la détérioration de l'idée européenne; sa détermination à faire les Etats-Unis d'Europe me convient parfaitement.
Et j'adhère totalement à sa conception de « l' ordre juste ».
Michel THOMAS