Pourquoi il faut critiquer les journalistes...

Publié le par DA Estérel 83

Coulisses de Sarkofrance

 

 

... quand ils le méritent.

Une journaliste, par ailleurs respectable, m'a gentiment tweeté, suite à une critique nominative d'un de ses articles sur Sarkofrance. J'ai une profonde estime pour les journalistes. C'est très certainement, si j'y arrive, mon prochain métier. Mais je me suis mis à bloguer à cause de l'unanimisme pro-Sarkozy des médias (à l'exception de Politis, L'huma, Marianne, Libé) au lendemain de l'élection de Nicolas 1er le 6 mai 2007. Et d'autres, blogueuses, blogueurs, ou lectrices/lecteurs qui commentent régulièrement ici, ont aussi soulevés les limites et préjugés qui orientent la couverture de l'actualité sur différents sujets (Libye, Palestine, Isarël, etc).

Un journaliste m'a dit un jour de 2008 que les polémiques d'antan avait disparu. Qu'on manquait de joutes inter-journaux. Qu'il faut secouer ses contradicteurs, sans dépasser les bornes. Il a toujours raison.

Une autre journaliste m'avait confié, quelques semaines après l'incroyable conférence de presse du 8 janvier 2008 de Nicolas Sarkozy que ses confrères et consoeurs étaient trop divisés, éparpillés et peu solidaires pour se concerter et reposer les questions au Monarque quand ce dernier n'avait pas répondu à une première interrogation.

Certains journaux sont ouvertement pro-Sarkozy. C'est leur droit. C'est le nôtre de les fustiger pour cela. Je pense évidemment au Figaro.

Chez d'autres médias, il faut plus finement débusquer la complaisance ou l'indulgence. Certain(e)s écrivent positivement sans doute sans s'en rendre compte. J'essaye de tacler la formule indigente plus précisément que par le passé. D'admirables sites ont bâtis leur (relatif) succès sur une critique vigilante des médias (asi, acrimed, etc). Ils sont insuffisamment relayés.

La critique nominative peut avoir ceci d'efficace qu'elle responsabilise l'auteur. Les blogueurs connaissent les "blogo-war". Chez les journalistes, il me semble que seules les "têtes d'affiches" ont l'habitude de la critique ad nominem. Ils la digèrent parfois mal (je pense à JM Aphatie heurté par Mélenchon).

Consoeurs, lectrices, confrères, lecteurs, faites de même. Tweetez à ces journalistes ce que vous pensez. Remerciez aussi celles et ceux que vous appréciez.

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Publié dans Medias

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