Pour contrer Sarkozy, la riposte «ordinaire» de Hamon
Un non-événement. Evoquant l'accéleration du calendrier sarkozyen et l'imminente officialisation de la candidature du président sortant, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a choisi ce lundi matin de minimiser la séquence tout en multipliant les saillies contre Nicolas Sarkozy.
Officiellement, donc, le dispositif prévu pour contrer cet événement de campagne sera «ordinaire», a prévenu le riposteur en chef du PS, «il n'y aura pas de code noir ou de code rouge». Ce qui n'empêche par quelques salves contre le président-candidat.
«En France, l'austérité a ce visage-là», a lancé Hamon en brandissant le nouveau tract «NON à la TVA Sarkozy» (voir ci-dessous) que le PS s'apprête à distribuer par millions.
Le porte-parole du PS était ravi de pouvoir inviter la presse à se pencher sur «l'excellente évaluation» de Gilles Carrez, le député UMP mais surtout rapporteur général du budget«qui constate que la baisse des cotisations patronales pour les employeurs profitera pour l'essentiel à des secteurs qui ne sont pas exposés à la concurrence internationale».
La «TVA Sarkozy» va ainsi accroître de 700 millions d'euros les marges du secteur bancaire, «qui a déjà les poches bien gonflées», a affirmé Benoît Hamon.
A propos de l'interview du président de la République publiée ce week-end par le Figaro Magazine, Hamon en a tiré la conclusion que «Nicolas Sarkozy rétrécit la France», la rendant «à chaque fois plus petite, plus riquiqui, plus rabougrie». Et le porte-parole du PS de déplorer que sa vision «partisane» et «étriquée» des valeurs qui «ont contribué à constituer ce qu'est aujourd'hui la nation française» conduise le chef de l'Etat à «valoriser pour l'essentiel l'héritage judéo-chrétien» et à «oublier totalement l'héritage des Lumières».
Assurant que François Hollande propose, lui, de «reprendre la marche du progrès», Hamon a regretté à l'inverse que «Nicolas Sarkozy (ait) renoncé à l'idée de pouvoir améliorer la vie des Français».
La charge ne s'arrête pas là. Comme il le fait depuis des semaines, le PS a une nouvelle fois fustigé l'utilisation faite par Nicolas Sarkozy de l'argent de l'Elysée pour financer une candidature qu'il tarde à assumer publiquement: «Nous redemandons au président de la République d'être honnête, d'être loyal», a attaqué Hamon.
S'appuyant sur les récentes mises en examens d'Eric Woerth, trésorier de la campagne de l'UMP il y a cinq ans, le porte-parole du PS a lié «les soupçons sur le financement illicite de la campagne de Nicolas Sarkozy déjà en 2007» et ceux aujourd'hui «dès lors que ce sont les moyens de l'Etat qui sont utilisés».
A l'instar de ce qu'il avait déjà fait le 30 novembre dernier, Daniel Vaillant, mandataire de la campagne de François Hollande, devait saisir de nouveau ce lundi la Commission nationale des comptes de campagnepour dénoncer le double jeu du président sortant.
Et Hamon de conclure son point presse hebdomadaire en dévoilant le nouveau clip de propagande anti-Sarkozy du PS:
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