Matinales radio : Le PS s'en prend à François Bayrou
François Bayrou a estimé dimanche, sur France 2, que si « Marine Le Pen fait une déclaration publique en disant qu'elle n'a pas les signatures » pour sa candidature à la présidentielle, « les dirigeants des grands courants démocratiques devront en discuter ».
Le candidat MoDem à l'Elysée a réitéré ce lundi, jugeant « impossible » qu'une seule formation politique complète les parrainages présidentiels de Marine Le Pen et réaffirmant qu'il reviendrait aux grands partis ensemble d'en parler afin d'assurer le « pluralisme ».
Sur Europe 1, ce lundi matin, face à Jean-Pierre Elkabbach, Manuel Valls a taclé le candidat centriste. Le directeur de la communication de François Hollande a adressé une fin de non-recevoir à ces propositions :
« Vous imaginez les responsables politiques se réunissant dans une arrière-boutique pour répartir les signatures ? Mais enfin, il y a une loi, on ne change pas la loi en pleine campagne ! »
Quelques minutes plus tard, sur un autre sujet, Ségolène Royal a également été sévère avec le candidat MoDem, qui a appelé (également dimanche) à un grand rassemblement humaniste et républicain :
« Il faudra être cohérent dans sa logique. En 2007, il a fait des grands discours anti-sarkozystes et humanistes, avant le premier tour. Mais entre les deux tours, il n'y avait plus personne. Je pense qu'il faut de la constance et du courage. Contenu de ce qu'il vient de dire sur Sarkozy, il ne peut que se rallier au candidat de gauche. »
Le journaliste Patrick Cohen lui rappelle alors que François Bayrou a aussi jugé le projet PS « insoutenable ». Ce à quoi Ségolène Royal réplique, en riant :
« Oui. C'est un homme compliqué. »