Maires “Que le futur Président aime les collectivités !”

Publié le par DA Estérel 83

ActeursPublics

 

 

 

Le 7 mars, Martin Malvy (photo), président de l’Association des petites villes de France, a appelé au rétablissement de relations de “confiance” entre l’État et les collectivités locales. Il préconise de rendre plus attractifs les emplois publics locaux.


“Que le futur Président, quel qu’il soit, aime les collectivités locales, les territoires et les élus locaux !” C’est l’appel qu’a lancé Martin Malvy, président de l’Association des petites villes de France (APVF), en présentant, le 7 mars, les 30 propositions du “Manifeste des petites villes” à destination des candidats à l’élection présidentielle (cliquer ici pour lire le manifeste).

“Il faut sortir d’un climat de méfiance et de défiance pour rétablir des relations de confiance entre l’État et les collectivités locales”, a insisté le président PS du conseil régional de Midi-Pyrénées, à la tête de cette association de 1 000 adhérents – des maires de petites villes de 3 000 à 20 000 habitants.

Dans le détail, le Manifeste des petites villes préconise :

- L’amélioration du statut des fonctionnaires territoriaux. “Le statut de la fonction publique territoriale a su évoluer” depuis 1982, se félicite le manifeste, qui appelle à “encore faire progresser la fonction publique territoriale tout en gardant ses valeurs et ses spécificités.” La méthode préconisée par les maires des petites villes : l’amélioration et la diversification des conditions de recrutement, le développement de la formation tout au long de la carrière ou la lutte contre la précarité. Autant d’avancées qui rendraient “plus attractifs les emplois publics locaux”.

- L’association des élus locaux aux arbitrages nationaux sur les collectivités et les politiques publiques via la création d’un Haut Conseil des territoires composé de représentants élus des collectivités locales. Cette instance rendrait un avis obligatoire sur les textes de lois qui concernent le fonctionnement des collectivités ou qui nécessitent leur intervention pour être mis en œuvre.

- L’installation d’une Conférence régionale territoriale destinée à“clarifier la répartition des rôles entre les différents niveaux de collectivités”. Cette instance composée de représentants de régions, départements, intercommunalités et communes, arrêterait un “schéma régional d’intervention publique”. Ce qui permettrait de savoir “qui fait quoi, où et avec le soutien de qui”.

- “Dynamiser l’intercommunalité en respectant les communes”. La réforme des collectivités territoriales de décembre 2010 est directement visée. Pour les petites villes de France, l’évolution des périmètres intercommunaux doit être le résultat d’une coproduction entre l’État et les élus locaux.

- L’instauration d’une “clause du retour à meilleure fortune” : l’inflation et la croissance seraient prises en compte pour déterminer les soutiens financiers de l’État. “En tout état de cause”, précise le manifeste, il faut maintenir les concours financiers de l’État “à leur niveau actuel”.

Sylvain Henry

 
Publicité

Publié dans HOLLANDE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article