Lettre à Martine Aubry
Le blog de Paul Quilès 04/12/2010
- de faire connaître où en sont les contacts avec les partenaires du PS pour "élaborer une plate-forme commune";
- de réaffirmer avec force cette démarche unitaire.
En effet, nous estimons qu'il s'agit là de la seule urgence de la période. Nous espérons que l’affirmation de cette démarche unitaire, comme le travail sur des propositions programmatiques mobilisatrices et réalistes prendront le pas sur les positionnements personnels qui affaiblissent actuellement le PS et la gauche.
Chère Martine,
Lors de la commission des résolutions de la Convention nationale du 3 juillet 2010, nous avions proposé un amendement important au texte sur les primaires. Celui-ci, voté majoritairement dans plusieurs fédérations, stipulait notamment qu’un mandat serait donné à la direction nationale du PS « pour prendre les contacts nécessaires avec nos partenaires, dans le but d'élaborer une plate-forme commune et d'engager des discussions afin d'évaluer la possibilité d'une candidature de rassemblement désignée par les primaires ».
L’amendement, présenté par François Lamy à la fin de la Convention, a été intégré dans le texte final, voté à la quasi-unanimité par les délégués.
L’observation des évènements qui émaillent actuellement la vie du PS nous amène à penser que ce mandat donné à la direction nationale du parti est passé au second rang des préoccupations. La conséquence dangereuse de cette absence de visibilité du choix stratégique voulu par la Convention est qu’elle laisse libre cours à un autre scénario, dans lequel l’affrontement public des ambitions personnelles prend le pas sur l’affirmation d’une alternative politique collective.
Nous aimerions savoir où en sont concrètement les contacts avec nos partenaires « dans le but d'élaborer une plate-forme commune et d'engager des discussions afin d'évaluer la possibilité d'une candidature de rassemblement désignée par les primaires ». Nous te demandons de réaffirmer avec force cette démarche unitaire, validée par les militants, qui est la seule susceptible de rendre à la gauche sa crédibilité et de conduire à la victoire. Tu avais toi-même évoqué le projet de construire une « maison commune » de la gauche et des écologistes. Il ne peut prendre corps qu’autour d’une perspective programmatique commune et le temps est désormais compté.
Alors que l’espoir d’une alternative portée par la gauche se fait fortement sentir dans le pays, il serait grave de ne pas répondre à l’attente de nos concitoyens, en laissant se développer un climat si peu propice à l’indispensable mobilisation de la gauche.
Dans l’attente de ta réponse, bien cordialement.
Paul Quilès Marie-Noëlle Lienemann