Le patron de Nestlé craint des révoltes de la faim

Publié le par DA Estérel 83

L'Expension

 

 

Peter Brabeck-Letmathe, le président de Nestlé, sonne l'alarme sur la flambée des prix des denrées alimentaires. Elle pourrait se traduire par de nouvelles révoltes dans les pays pauvres.

Un indonésien cultive du maïs séché, sans pour autant bénéficier de l'inflation galopante du prix des matières premières. L'Indonésie est aujourd'hui le premier importateur de maïs au monde. REUTERS/Sigit Pamungkas (INDONESIA - Tags: BUSINESS FOOD) AGRICULTURE)
Un indonésien cultive du maïs séché, sans pour autant bénéficier de l'inflation galopante du prix des matières premières. L'Indonésie est aujourd'hui le premier importateur de maïs au monde. REUTERS/Sigit Pamungkas (INDONESIA - Tags: BUSINESS FOOD) AGRICULTURE)
REUTERS

Les prix des denrées alimentaires sont appelés à rester élevés, ce qui pourrait conduire à de nouvelles révoltes de la faim dans les pays en développement, a estimé le président du groupe suisse Nestlé dans un entretien paru vendredi.

"Nous avons atteint un niveau de prix des denrées alimentaires substantiellement supérieur à celui que nous avions auparavant. Ils devraient se stabiliser à ce niveau", a déclaré Peter Brabeck-Letmathe dans cette interview au quotidien Salzburger Nachrichten.

"Quand on vit dans un pays en développement et qu'on dépense 80% de ses revenus pour la nourriture, on ressent forcément cela différemment de chez nous", où ces dépenses tournent autour de 8%, a-t-il fait valoir.

Pour lui, de nouvelles révoltes de la faim, comme celles qui avaient secoué l'Afrique, Haïti ou encore l'Indonésie en 2008, sont susceptibles de se reproduire. "La situation est similaire, elle est devenue la nouvelle réalité", a-t-il souligné.

La flambée des prix des denrées cette année est considérée comme l'une des raisons ayant contribué au "Printemps arabe" en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

La hausse des prix est attribuée à la fois à la spéculation, au changement climatique, à l'augmentation de la population, ou encore aux changements d'habitudes alimentaires dans certains pays émergents comme en Inde, où les classes moyennes ont nettement augmenté leur consommation de viande.

Pour M. Brabeck-Letmathe, la question de l'eau est aussi déterminante. "Nous consommons déjà aujourd'hui" trop d'eau, a-t-il dit, encourageant les entreprises et les consommateurs à moins gaspiller.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article