Laurence Parisot veut défendre la mondialisation face à Montebourg
En réaction au succès d'Arnaud Montebourg aux primaires socialistes, la patronne du Medef réclame un débat sur la globalisation. Récusant les idées de "démondialisation" ou de protectionnisme, elle défend les bienfaits de l'ouverture à l'international.
Arnaud Montebourg n'en finit plus de faire parler de lui. La"révélation du weekend" comme le qualifient de nombreux médias a fait réagir Laurence Parisot ce lundi sur France 2. La présidente du Medef a estimé qu'il fallait "profiter du succès incontestable" d'Arnaud Montebourg lors des primaires socialistes pour ouvrir un débat public sur la mondialisation, système que pourfend le troisième homme du scrutin de ce weekend.
Intervenant sur France 2, la présidente de l'organisation patronale a relevé que "les thèses d'Arnaud Montebourg consistent à dire qu'il faut revenir un peu en arrière et limiter la globalisation, la mondialisation." "Moi, je dis: allons-y, allons jusqu'au bout de ce débat" a-t-elle poursuivi. En revanche, elle récuse l'idée de la "démondialisation" mise en avant par M. Montebourg. "Un salarié sur 4 en France dépend de l'exportation, donc imaginer que du protectionnisme ou des fermetures des frontières feraient du bien serait faux", fait-elle valoir. Selon la dirigeante patronale, la seule façon d'être compétitif est de s'ouvrir à l'international. "Aujourd'hui, nous sommes tous en train de chercher des dixièmes de point de croissance et il faut bien comprendre que plus nous avons des possibilités vers des marchés extérieurs, plus nous permettons à nos entreprises de se développer et de contribuer à la croissance", a-t-elle expliqué.
Avec 17% des voix lors de la primaire socialiste, M. Montebourg jouera un rôle d'arbitre au second tour de l'élection du candidat du parti à l'élection présidentielle qui opposera Martine Aubry à François Hollande.