La responsabilité historique des journalistes

Publié le par DA Estérel 83

Coulisses de Sarkofrance

 

 

 

La tragédie de Toulouse a fourni au candidat sortant une chance historique. Donné perdant, il a pu endosser un costume hors campagne de prétendu président pour multiplier ses apparitions médiatiques sur un sujet évidemment consensuel: l'hommage aux victimes d'un fou.

La journée de mercredi 21 mars, premier jour de printemps, fut exemplaire de manipulation médiatique. Le camp sarkozyste avait occupé la quasi-totalité des journalistes, politiques ou autre, sur l'affaire de Toulouse.

Il est donc évident que le traitement de cette tragédie pourrait être l'élément exogène décisif que Nicolas Sarkozy attendait pour se faire réélire. Non pas qu'il fut efficace, digne ou mesuré. Nicolas Sarkozy a été très peu de tout ça. Digne, il le fut par moment, mais qui ne l'aurait pas été en de pareilles circonstances ? Tous les autres candidats ont été dignes. Efficace ? Certainement pas. La séquence Mohamed révélait combien l'efficacité des forces de renseignement pouvait être mise à la question. Mesuré ? Sarkozy s'est sur-montré sur tous les écrans. C'en était gênant.

Pour la suite, il reste donc à connaître, découvrir, critiquer ou louer l'angle que choisiront nos journalistes, préférés ou pas, pour suivre la suite de cette campagne.

Il y a celles et ceux qui adoreront mesurer, commenter, raconter comment l'épisode de Toulouse aura ou n'aura pas d'influence sur l'élection.

Il y a celles et ceux qui relayeront les enjeux du moment, le chômage, la crise de l'euro, la mondialisation, les affaires et bien d'autres choses encore de l'actualité réelle.
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Les doutes sur cette opération médiatique ne font que commencer. Il faudra comprendre comment la DCRI a travaillé sur cette affaire, et quelles instructions lui ont été données. Mais les journalistes ont une immense responsabilité dans cette affaire. Ils peuvent choisir le scoop du court terme, la petite information de la minute glissée à l'oreille par un communiquant, ou le recul de l'analyse.

Certain(e)s sont très bon(ne)s pour cette dernière option.

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Publié dans Medias

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