L'emploi en tête de gondole

Publié le par DA Estérel 83

CL11112010

 

 

C'est sans nul doute afin de donner des gages aux syndicats que Nicolas Sarkozy s'est emparé du dossier SeaFrance. Avec pour première conséquence un changement de capà 180 degrés sur ce dossier mettant en jeu plus de 800 emplois.

 

Ce n'est pas parce qu'on a changé d'année que les Français ont tourné aussi facilement la page de leurs inquiétudes.

Fin 2011, un sondage montrait que bien qu'occupant la cinquième place mondiale en terme de PIB, la France abritait la population la plus pessimiste du globe. Même les Afghans et les Somaliens se disaient plus optimistes...

Et voilà qu'en ce début de 2012, un nouveau sondage qui se contente cette fois-ci plus modestement de mesurer notre humeur hexagonale, enfonce encore le clou. Alors qu'à la même période l'an dernier, l'institut Harris interactive relevait que les Français se disaient majoritairement confiants pour l'année à venir, voici que celui publié hier pour RTL montre que 55 % de nos compatriotes envisagent 2012 avec pessimisme. 66 % des Français s'inquiètent pour le système de santé, 65 % pour le pouvoir d'achat, 63 % pour la dette publique.

Mais c'est en premier lieu la peur du chômage pour soi ou ses proches qui alimente toutes les angoisses: 77 % des personnes interrogées estiment que la question de l'emploi doit être prioritaire en 2012.

Mais ils sont très minoritaires à penser que ce gouvernement peut renverser la tendance. A l'évidence, Nicolas Sarkozy avait largement anticipé ce dernier sondage - ce qui n'était pas bien compliqué à la lumière des chiffres catastrophiques de novembre et ses 9,8 % de chômeurs - dans ses voeux du 31 décembre très largement occupés par ce problème de l'emploi...

L'emploi, encore l'emploi, toujours l'emploi: tel est le leitmotiv qui, n'en doutons pas, va rythmer à la fois l'action du président Sarkozy et celle du candidat lors des quatre mois à venir. C'est dans l'objectif de renverser la situation et de redonner confiance qu'est programmé le sommet réunissant les syndicats salariés et le patronat le 18 janvier.

C'est sans nul doute afin de donner des gages aux syndicats que Nicolas Sarkozy s'est emparé du dossier SeaFrance en réunissant hier matin à l'Elysée ses ministres des Transports, de l'Ecologie, du Travail et de la Justice. Avec pour première conséquence un changement de cap à 180 degrés sur ce dossier mettant en jeu plus de 800 emplois.

C'est ainsi qu'alors que vendredi dernier Thierry Mariani s'en prenait violemment à la CFDT accusée de «jusqu'au-boutisme» et dont le «fanatisme menait au suicide collectif», il venait hier à sa sortie de l'Elysée appuyer l'idée de cette même CFDT de la création d'une Scop...

Un tel revirement - l'homme du Fouquet's qui vient cautionner une coopérative ouvrière... - a de quoi laisser perplexe.

Pas sûr pourtant - même si on comprend le soulagement des salariés - qu'il faille pour autant se réjouir. D'abord parce que le plan de sauvetage est loin d'être bouclé. Mais surtout parce que rien ne garantit la viabilité de l'entreprise. Quelques récentes et douloureuses expériences comme Arcelormittal en attestent.


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Publié dans Social

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V
il faut dire que Ségolène s'était un peu meler de ce qui ne regardais pas sa région en donnant aux responsables de la résistance les clés de la création d'une scoop( 10 en PC à ce jour se sont<br /> formées avec une réussite pour l'instant de 70 % !!!
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