Karachi: Morin conseille d'interroger Bayrou, soutien de Balladur en 1995

Publié le par DA Estérel 83

Libé-copie-1 19/11/2010

 

Le président du Modem a immédiatement dénoncé des «insinuations honteuses» de l'ancien ministre de la Défense.

 

Lorsqu’il était encore ministre de la Défense, il avait, assure-t-il, «déclassifié tous les documents» réclamés par la justice, se targuant d’avoir «joué totalement la transparence sur le sujet». Débarqué dimanche du gouvernement, Hervé Morin, suggère désormais, dans l’affaire des ventes d’armes à Karachi, d’interroger les soutiens d’Edouard Balladur en 1995, citant notamment... François Bayrou.

Interrogé, sur France Info, sur les soupçons de rétrocommissions qui auraient pu bénéficier à la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995, Morin rappelle que le président du Modem était à l’époque «secrétaire général de l’UDF (...), la principale formation politique qui soutenait Edouard Balladur».

«Toutes celles et tous ceux qui ont joué un rôle prépondérant dans la campagne d’Edouard Balladur, qu’ils disent ce qu’ils savent de l’organisation de cette campagne. Ils ont peut-être en eux aussi un secret défense», a lancé le président du Nouveau Centre.

Des«insinuations»immédiatement dénoncées par l’intéressé.«Dans le seul but d’exister à tout prix, M. Morin a montré une fois de plus qu’il n’y a pas de limite à la médiocrité», a critiqué Bayrou, déplorant que son ancien camarade de la campagne présidentielle de 2007 - Morin a ensuite rallié Nicolas Sarkozy - cherche à«jeter les soupçons sur les gens honnêtes». «Il en a trop dit ou pas assez,contre-attaque le leader du Modem. Il faut maintenant qu’il s’explique et qu’il assume son venin.»

Bayrou avait demandé mercredi la levée du secret défense sur l’affaire des ventes d’armes à Karachi assurant que son parti - à l’époque le CDS (Centre des démocrates sociaux), une des composantes de l’UDF - n’avait pas été«intéressé à ces ventes-là».

S’il a insisté sur le fait qu’il avait «déclassifié 100% des documents sur lesquels [la commission chargée du secret de la défense nationale] avait émis un avis favorable» Hervé Morin a aussi admis que ces documents sont«liés aux contrats militaires»: «s’il y a eu d’éventuelles rétrocommissions ce n’est pas dans ces documents-là que cela va apparaître».

Publicité

Publié dans Affaires

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article