François Hollande : M. Sarkozy achève son mandat "comme Valéry Giscard d’Estaing"

Publié le par DA Estérel 83

LeMONDE

 

 

François Hollande au congrès de l'Association des départements de France, jeudi 20 octobre, à Besançon.

François Hollande au congrès de l'Association des départements de France, jeudi 20 octobre, à Besançon.AFP/JEFF PACHOUD

 

BESANÇON ENVOYÉ SPÉCIAL - Le candidat socialiste se plaît à évoquer la victoire de François Mitterrand et de "la force tranquille". Un peu plus tôt, ce jeudi 20 octobre, Nicolas Sarkozy s'est moqué de ces anciens "collaborateurs" de François Mitterrand qui "viennent (…) nous expliquer qu'il faut aujourd'huidémonter ce que Mitterrand avait monté". Le président de la République évoquait le nucléaire et, sans le nommer, François Hollande. A Besançon, où il assistait –"comme président de conseil général et non comme candidat à la présidentielle" – au 81e congrès de l'Assemblée des départements de France, l'intéressé a réagi par l'une de ces pirouettes dont il est coutumier : "Il est toujours bon que Nicolas Sarkozy rende hommage à François Mitterrand. C'est si rare et si inattendu !"

Inattendu : le mot n'est pas employé par hasard. M. Hollande est en effet convaincu que s'il y a un ancien président auquel l'actuel puisse se comparer, ce n'est certes pas François Mitterrand, mais bien Valéry Giscard d'Estaing, chef de l'Etat de 1974 à 1981. Comme ce dernier, M. Sarkozy a voulu "marquer une rupture générationnelle et protocolaire" avec son prédécesseur, observe le candidat socialiste. Comme lui, il a "pratiqué l'ouverture au lendemain de son élection". Mais, comme celui du président actuel, le mandat de M. Giscard d'Estaing"heureux au départ, s'est achevé sur le rêve brisé d'une France prospère et rassemblée" .

Dans le train régional qui le conduit de Dijon à Besançon, M.Hollande prend visiblement du plaisir au jeu des analogies. C'est sa façon à lui de se donnerconfiance car aujourd'hui, dit-il, "Sarkozy est dans la situation de Giscard avant 1981". La crise dans laquelle la France s'enfonce, les affaires qui discréditent lepouvoir en place, le président qui, "après avoir rassemblé toutes les familles de la droite", achève son mandat "contesté dans son propre camp", tout cela, pour M.Hollande, a un air de déjà vu. Même s'il y a, selon lui, une "différence majeure"entre les deux époques : "Six mois avant la présidentielle, Giscard était à 60 % dans les sondages, alors que Sarkozy est à 40 %."

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