Euthanasie : l'adoption d'un amendement au Sénat vide le texte de sa substance

Publié le par DA Estérel 83

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La commission des affaires sociales du Sénat, examinant une proposition de loi sur l'euthanasie, a adopté, mardi matin 25 janvier, un amendement qui supprime l'article premier du texte visant à légaliser cette pratique, a-t-on appris auprès de plusieurs de ses membres.

Cet amendement, vidant de fait le texte de sa principale substance, était présenté par la sénatrice UMP de Paris Marie-Thérèse Hermange. Il devait être représenté lors de l'examen du texte en séance publique dans la soirée, assorti d'un avis favorable de la commission.

Cette même commission des affaires sociales avait adopté le 18 janvier par vingt-cinq voix, dix-neuf contre, et deux abstentions, une proposition de loi droite-gauche visant à légaliser l'euthanasie, suscitant un large débat dans la classe politique. Lundi, François Fillon a clairement manifesté son opposition à l'euthanasie.

"PRÉCIPITATION"

L'article premier de ce texte, considéré comme l'article clé, indique que "toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier (...) d'une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur".

C'est cet article que l'amendement de Mme Hermange adopté mardi matin a supprimé. Le vote est intervenu dans le cadre de l'examen par la commission des amendements dits "extérieurs" présentés par les sénateurs. La sénatrice UMP a estimé que la proposition de loi avait été adoptée en commission, le 18 janvier,"dans la précipitation""Comment par exemple définit-on la souffrance, notamment psychique, pour le parent qui a un enfant autiste, schizophrène ou maniaco-dépressif  ?" s'est-elle interrogée.

 

                                                            ***

Vu la moyenne d'âge du sénat, ils ont peut-être eu peur qu'on puisse dévoyer une éventuelle loi sur l'euthanasie et la leur appliquer.

Plus sérieusement, pourquoi ce texte n'a-t-il pas été débattu à l'assemblée nationale en première lecture ? A croire que ce sabordage était prémédité en étant sur que le sénat le viderait de sa substance.

Curieux quand même cette quasi simultanéité entre la manifestation parisienne anti-avortement des mouvements catho et cette loi sur l'euthanasie refusée.

Signature Serge

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Publié dans Société

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