Entre Hollande et Sarkozy, la guerre des images continue

Publié le par DA Estérel 83

LePoint

 

 

François Hollande à Toulouse, au collège Ozar-Hatorah lundi dernier.

 

Comment parler d'autre chose que de la tuerie de Toulouse et de l'assaut donné par le Raid cette nuit contre le principal suspect ? La campagne présidentielle est suspendue aujourd'hui pour le troisième jour consécutif. Sauf surprise liée à l'évolution de l'opération du Raid, Nicolas Sarkozy sera cet après-midi à Montauban pour présider la cérémonie d'hommage aux trois militaires assassinés par la même arme que l'enseignant et les trois enfants tués à bout portant lundi matin. François Hollande sera également présent. Ce qui est frappant, depuis lundi, c'est que le candidat socialiste marque le président à la culotte.

Que voulez-vous dire ?

Lundi matin, dès qu'il a appris le drame, Nicolas Sarkozy s'est précipité à Toulouse, François Hollande l'a suivi de peu. Lundi soir, Hollande a assisté, quelques rangs derrière Sarkozy, à une lecture de psaumes à la mémoire des victimes à la synagogue Nazareth à Paris. Hier à 11 heures du matin, pour la minute de silence, Sarkozy était dans un collège du centre de Paris, Hollande dans un établissement de Seine-Saint-Denis. Puis Sarkozy a convié les représentants des communautés juive et musulmane à l'Élysée ; Hollande lui aussi a rencontré des représentants des différents cultes, il y avait même des images au 20 heures de TF1 pour en attester. Hier soir, si Hollande n'était pas aux côtés de Sarkozy à Roissy pour se recueillir devant les quatre cercueils, c'est parce que l'accès était réservé aux autorités officielles.

C'est si important pour Hollande de ne pas lâcher Sarkozy d'une semelle ?

Le candidat socialiste ne veut surtout pas laisser le président incarner seul la gravité, la compassion et l'indignation de la République endeuillée. Il ne veut lui laisser le monopole, ni du coeur, ni de l'ordre, ni de l'autorité. Il sait que, dans un drame pareil, sa fonction donne au chef de l'État un avantage en termes protocolaires et par là-même symboliques. C'est pour ça que François Hollande va là où va le président, qu'il voit qui le président voit. Pour apparaître comme une sorte de "président bis", aussi responsable et aussi légitime, si possible, que ne l'est Nicolas Sarkozy.

Il faut bien voir une chose : suspendre une campagne, c'est une autre manière de faire campagne. C'est arrêter les meetings et les déplacements dans les usines. Mais pas la guerre d'images.

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Publié dans HOLLANDE

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V
suivre Sarkozy, un des responsable de la folie meurtrière d'un homme qui hait les arabes, les juifs, enfin le sionistes car pour les palestiniens il se gourre !!! c'est tout ce qui reste à<br /> Hollande, JL Mélenchon n'a pas polémiquer sur cette affaire, mais se retrouver avec Sarko et madame Le pen à Montauban et Bayrou cet après midi est improductif pour les votants !!!
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