EN ORDRE DE MARCHE

Publié le par DA Estérel 83

CharenteLibre-copie-1 30/08/2010

 

Elles avaient ouvert l'université d'été bras dessus, bras dessous. Hier, c'est côte à côte que Martine Aubry et Ségolène Royal ont quitté la scène sous les acclamations de 4.000 militants socialistes enivrés par ce parfum d'union retrouvée qui pendant trois jours a flotté sur La Rochelle. Même si, sur le fond chacun sait bien que la grande photo de famille qui a réuni tous les leaders - à l'exception de DSK, pourtant oh combien dans toutes les têtes ! - ne résistera pas aux empoignades qui ne manqueront pas d'avoir lieu à l'occasion des primaires l'an prochain, au moins l'université de La Rochelle aura-t-elle permis de présenter l'image apaisée d'un parti que les derniers sondages plébiscitent. Cet apaisement est dû à la prise de conscience des «éléphants» qu'il leur faut mettre leur ego en veilleuse pour faire face à leurs responsabilités au moment où l'alternance n'est plus une chimère. On doit également cette embellie à l'action en profondeur de Martine Aubry et à son souci de faire passer les idées avant les ambitions personnelles. Qui après le congrès de Reims aurait pourtant parié un euro sur la réussite de celle qui venait d'être élue de justesse et dans des circonstances contestables et contestées à la tête d'un parti déchiré ? Pourtant Martine Aubry a réussi à s'imposer comme la patronne du PS. Les élections régionales ont permis ensuite à la Première secrétaire de se hisser au niveau d'un véritable chef de l'opposition de gauche. Aujourd'hui - et alors même qu'elle n'a pourtant toujours rien révélé quant à ses intentions pour 2012 - Martine Aubry se retrouve naturellement en position d'incarner l'alternance au sarkozysme. Son discours fleuve d'hier n'était d'ailleurs rien d'autre que le lancement de cette bataille de l'alternance. Avec non seulement une charge très violente et très construite contre Nicolas Sarkozy mais une véritable grille de programme pour celui ou celle qui mènera le combat en 2012. Elle y a abordé tous les chapitres traçant les grandes lignes d'un programme qui doit permettre qu'en 2012 les Français élisent «un ou une présidente capable de voir la France en grand». Et dans ce canevas, chacun aura pu relever que la sécurité tient une place de choix, façon d'enfoncer le clou et de montrer que «la crédibilité avait changé de camp». A l'évidence, il est fini le temps où le PS faisait des complexes sur le sujet. Martine Aubry dégaine des mesures tous azimuts avec le souci de faire marcher la sécurité des Français sur trois pieds: la «prévention», la «dissuasion» et la «sanction». Il faudra attendre le printemps 2011 pour connaître le projet global pour «une autre France». Martine Aubry sera-t-elle celle qui le portera ? Son propos de clôture aura en tout cas séduit le numéro 2 des Verts qui hier à La Rochelle confiait qu'il avait entendu «un discours présidentiel, de femme d'Etat».

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Publié dans PS

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V
<br /> c'est drôle, mais j'ai pensé à la même chose en écoutant ségolène à l'ouverture de l'université ! Quant à Aubry, allons donc faire un petit tour à Lille pour savoir de quelle façon est gerée cette<br /> grande ville et après revenons au discours de la "femme d'état" bla bla bla, pour paler, elle parle, mais on ne peut être et avoir été et surtout faire le contraire de ce que l'on annonce !!<br /> <br /> <br />
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