DSK irait "peut-être" manifester s'il était Grec...
17/12/2010
Alors que les manifestations à Athènes ont dégénéré en violences en début de semaine, Dominique Strauss-Kahn a affirmé qu'il n'y a pas d'autre voie pour redresser des décennies de mauvaise gestion.
Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, a affirmé jeudi 16 décembre lors d'un entretien télévisé aux Etats-Unis qu'il irait "peut-être" manifester s'il était Grec contre l'austérité draconienne à laquelle est soumise la Grèce."Bien sûr, les gens n'aiment pas ça (...) C'est dur, difficile, en particulier pour les plus vulnérables", a affirmé M. Strauss-Kahn, selon la retranscription d'un entretien télévisé qui devait être diffusé dans la soirée sur la chaîne publique PBS aux Etats-Unis.
"Cela signifie des manifestations, des gens qui protestent, ce que je peux comprendre. Et, vous savez, si vous étiez, si j'étais Grec, peut-être serions-nous en train de manifester de la même manière", a-t-il poursuivi. "D'un autre côté, la plupart des gens comprennent qu'il n'y a pas d'autre voie, il faut qu'ils le fassent. Des décennies de mauvaise gestion doivent être redressées en quelques années", a relevé le dirigeant du FMI.
Compréhensif pour la colère des opinions publiques
La veille, des manifestations à Athènes avaient dégénéré en violences, avec des affrontements, un député molesté, des motos de police et des véhicules incendiés, et du mobilier urbain et une agence bancaire saccagés.
M. Strauss-Kahn a exprimé sa compréhension pour la colère des opinions publiques, en particulier celle qui vise les banques. Les contribuables en Europe "doivent payer une erreur commise par le secteur bancaire, et c'est absolument inacceptable que le secteur bancaire puisse prendre d'énormes risques" et en tirer des profits, tandis que "s'il y a des pertes élevées, alors la société entière doit payer pour ces pertes", a expliqué M. Strauss-Kahn.
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Pourquoi tous ces gens - analystes économiques, conseillers divers et variés en passant par le Directeur Général du FMI - n'émettent pas l'idée que les états faillis devraient poursuivre pénalement les dirigeants politiques qui ont menti (la droite en Grèce) ?
Pourquoi dans cette crise finançière les responsables sont-ils absous et encore en liberté. Pour un MADOFF en prison pour 150 ans aux USA, combien de faisans colent encore dans la nature sans risques ?
Merci DSK de "comprendre" les peuples, mais surtout de comprendre mieux encore les élites financières et politiques