DÉMOCRATIE - Le gouvernement fait-il la guerre aux médias ? (Rue89)

Publié le par DA Estérel 83

LeMONDE-copie-129/10/2010

 

L’accusation est grave, elle est portée avec hargne par un Daniel Schneidermann plus remonté que jamais. Sous la forme d’un titre puis d’une tribune qui ne laissent que peu de place au doute : “Cambriolages : le gouvernement veut la guerre aux médias ? il l’aura” 

A aucun moment le directeur de la publicartion du site d’analyse des médias @rrêts sur images n’accuse directement le gouvernment d’avoir commandité le vol des ordinateurs de journalistes enquêtant sur l’affaire Bettencourt à Mediapart, au Point et au Monde, mais il l’interroge clairement : “Le culot, le professionnalisme, et jusqu’à cette simultanéité, cette volonté manifeste d’intimider : ces cambriolages sont signés, et cette signature est glaçante.”

Sans jamais donner de nom bien entendu, Daniel Scheidermann dénonce des faits dans lesquels il voit une atteinte manifeste à la liberté de la presse, d’autant plus grave que “compte tenu de l’ampleur de la trangression qu’ils représentent, l’ordre, ou le feu vert, et cette garantie d’impunité, ne peuvent venir que de très haut.”

Pour le moment, la réponse à apporter est simple selon lui. Il faut que les journaliste contre-attaquent et ne cessent d’interroger le gouvernement à propos de ces cambriolages : “Aux chers enfants de chœur du gouvernement, une seule question doit désormais être posée : ‘Condamnez-vous les cambriolages dont sont victimes Mediapart, Le Monde et Le Point ?’ Aucune autre, tant qu’ils n’auront pas répondu à celle-ci.”

C’est ce qu’a commencé à faire Patrick Cohen sur France Inter en relayant la question d’un auditeur de France Inter à la garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie, en lui demandant ce qu’elle savait de cette affaire. Surprise : au lendemain des révélations sur le vol de l’ordinateur du journaliste du Point, la ministre répond qu’elle n’était pas au courant. Selon elle, le journaliste du Monde avait laissé la fenêtre de chez lui ouverte…


Dans la soirée, Jean-Michel Apathie résume l’histoire sur le plateau du Grand Journal (voir la deuxième partie vers 9min30 ) devant le patron de l’UMP et se livre à une petite preuve par trois, qui selon lui montre qu’il y a bien un commanditaire à ces “trois vols d’ordinateurs, de trois journalistes qui travaillaient sur la même affaire pour trois médias différents”. Xavier Bertrand estime qu’il n’y a rien à en dire de plus. Pour lui, l’affaire Bettencourt est une querelle entre une mère et une fille, rien de plus. Elle “n’a rien de politique”, sous entendu, le commanditaire, s’il y’en a un n’est pas à chercher du côté du pouvoir.

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Publié dans Justice

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