Copé demande à DSK de sortir de son silence
Le secrétaire général de l'UMP estime que le directeur général du FMI est hors de France depuis trop longtemps pour être crédible.
Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a jugé lundi que DSK avait comme "énorme faille", celle de ne pas être en France "depuis de nombreuses années", au lendemain d'une première série d'attaques de son parti contre le président du FMI. "Il faut rester calme. Il est important que chacun dans une démocratie puisse s'exprimer et appeler l'attention des Français sur les failles de l'adversaire", a-t-il déclaré sur France Inter après les déclarations, dimanche, du patron des députés UMP, Christian Jacob, et de Pierre Lellouche, secrétaire d'État au Commerce extérieur.
"Dominique Strauss Kahn en a une énorme de faille : il n'est plus en France depuis de nombreuses années maintenant et on ne peut pas construire comme ça, ex nihilo, un projet pour la France sans avoir passé le temps nécessaire avec les Français pour comprendre les grands sujets (...)", a-t-il déclaré. "Il est grand temps qu'il parle, au moins on pourra savoir un peu ce qu'il propose", a-t-il ajouté. "Est-ce qu'il compte faire des propositions différentes du PS ? Il est quand même à l'opposé total, depuis le FMI, de ce que proposent les socialistes", a-t-il ajouté.
"Je ne suis pas certain qu'il ait totalement en tête ce qui se passe dans notre pays", a-t-il insisté. "Qu'il nous dise ce qu'il ferait sur la question des magistrats, sur la question des multirécidivistes..." Pierre Lellouche et Christian Jacob s'en sont pris durement dimanche à Dominique Strauss-Kahn (PS), accusé par le premier d'incarner la "gauche ultra-caviar" et par le second d'être le représentant des "bobos" mais de ne pas être à "l'image de la France", provoquant la riposte des strauss-kahniens, qui ont dénoncé un discours digne de "Déroulède ou Maurras".