Copé-collé, du Furet sans le texte...
Jean-François Copé - France Inter
Le 28 juillet, nous fêterons les 180 ans de Marianne, comme nous le rappelle aimablement un lecteur de Marianne2.fr, peintre de son état.
Jean-François Copé, lui, fête à sa manière la révolution française en expliquant aux auditeurs de France Inter les dégâts qu'elle a engendrés dans la société française et que nous payons encore deux cent vingt ans plus tard. «le ah ça ira, n'est plus d'époque: les temps sont passés»; «la révolution a fait beaucoup de mal et a fracturé la société». Jamais depuis longtemps un dirigeant politique de droite n'a été aussi loin dans l'éreintage de la matrice de notre république, qui fait partie du patrimoine de la société politique.
Au fond, on doit remercier Jean-François Copé pour cet acte de véritable courage politique : en pleine affaire Bettencourt, il était bon de rappeler que l'UMP penche vraiment du côté des privilégiés d'aujourd'hui et que le parti du Président est tout prêt à renouer avec de Maistre, non pas Patrick mais son ancêtre Joseph, chantre anti-révolutionnaire du XIX° siècle.
La vision de la société française en « Copéscope » est assez simple. Il n'y a plus de privilégiés mais des gens qui ont mérité ce qui leur arrive (même si ce qui leur arrive de bien provient, en dernière analyse, du fait d'être bien né). Et face à cette élite méritocratique se dresse un peuple d'idiots plus ou moins intoxiqués par des médias de gauche.
Je vous l'ai faite courte. Mais ce n'est pas de ma faute, c'est la pensée Copé qui est comme ça. Il a lu François Furet sous forme de fiche. Le bachotage des grandes écoles, c'est ce qui reste quand on a tout oublié...