Bonus de Maurice Levy : Sarkozy attaque Elisabeth Badinter

Publié le par DA Estérel 83

France Soir

 

 

Nicolas Sarkozy a mis en accusation mercredi ces actionnaires qui "ont le coeur à gauche" et ont pourtant validé le bonus de 16 millions d'euros du patron de Publicis Maurice Levy. Première visée : Elisabeth Badinter.

La philosophe, et actionnaire de Publicis, Elisabeth Badinter

 

Oui, « il y a des rémunérations exorbitantes », mais « qui vote les rémunérations d'un grand patron? ». Tout en critiquant, sans jamais le citer, le bonus de 16 millions d'euros que s'apprête à toucher Maurice Levy, patron de Publicis, Nicolas Sarkozy a pointé du doigt la responsabilité des principaux actionnaires du groupe dans cette décision, parmi lesquelles se trouve Elisabeth Badinter, une figure de la gauche.

En meeting mercredi soir à Elancourt (Yvelines), le candidat UMP a fustigé, sans jamais donner de nom, les actionnaires qui valident ce type de bonus, « ceux-là même qui ont le coeur à gauche, qui soutiennent le soir M. François Hollande, hein, et qui dans la journée votent pour le dirigeant d'une grande entreprise des rémunérations exorbitantes. Pas de leçon de morale! » 

"M'insulter sur une radio, c'est facile"

« Le matin, m'insulter sur une radio, c'est facile », mais « me rendre coupable de rémunérations faramineuses alors que ce sont ses propres amis qui sont actionnaires d'une société qui vient de décider d'une rémunération scandaleuse! », s'est-il indigné, en visant son rival socialiste François Hollande. « Voilà le dessous des cartes » et « je ferai campagne en vérité, que cela plaise ou non ».

Essayiste et écrivain, Elisabeth Badinter est une personnalité réputée proche du Parti socialiste. Son mari, l'avocat Robert Badinter, est ancien ministre de la Justice de François Mitterrand.

Histoire de mettre les points sur les « i », la porte-parole du candidat Sarkozy,Nathalie Kosciusko-Morizet, s'est demandé mercredi pourquoi le PS condamnait le bonus de Maurice Lévy, mais « pas les derniers mouvements de capitaux d'Elisabeth Badinter ».

« Héritière de son père », le fondateur de Publicis Marcel Bleustein-Blanchet, elle « est propriétaire de 10% » de Publicis, « je crois qu'elle a touché 85 millions d'euros (ME) de dividendes, elle a une fortune qui a été évaluée en 2010 à 652 ME - ce sont des chiffres publics - en augmentation de 27 ME par rapport à 2009 », a-t-elle détaillé. « 27 ME en un an: pourquoi est-ce que ceux qui s'empressent de condamner l'un ne condamnent pas l'autre. Moi, je ne condamne ni les uns ni les autres ».

« Il ne faut pas avoir la condamnation sélective, ce qui est un peu trop souvent le cas du Parti socialiste », a conclu NKM.

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Publié dans Politique

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