Acrobaties sémantiques

Publié le par DA Estérel 83

LaRepDuCentre.jpg Par J.CAMUS

 

 

Était-il bien nécessaire que l’UMP ajoute le ridicule à la meurtrissure de la défaite au premier tour des cantonales?


Était-il bien nécessaire, pour le parti majoritaire, d’offrir le spectacle grotesque de ses contorsions verbales sur l’attitude à adopter dimanche prochain?


Fallait-il prendre les électeurs pour des gogos?


Pendant toute la journée d’hier, les cadres de l’UMP ont voulu accréditer, avec une pathétique obstination, l’idée que Nicolas Sarkozy et François Fillon étaient sur la même ligne du «ni-ni» et qu’ils avaient dit la même chose.... avec des mots différents.

 

On croit rêver. Mieux aurait valu évoquer des acrobaties sémantiques sur le fil du rasoir. Certes, le Premier ministre a été contraint, dans un rétropédalage factice, d’avaler ses «valeurs», mais tout le monde a compris qu’il s’agissait d’éteindre l’incendie dans l’attente ultérieure d’une évaluation des dégâts.

À l’évidence, au sein de l’exécutif, on ne partage plus la même conception de la République. Un sujet d’avenir, forcément.

En tout cas, la consigne du «ni-ni» prônée par Sarkozy et portée avec son habituelle outrecuidance par Jean-François Copé, s’est tout de même considérablement assouplie pour faire place à une large liberté de choix laissée aux électeurs de l’UMP entre abstention, vote blanc ou soutien ponctuel à la gauche.

Après tout, mieux aurait valu commencer par cela. Car c’est bien aux électeurs d’apprécier en conscience si le PS, après avoir servi de vivier à Nicolas Sarkozy à l’époque provocatrice de «l’ouverture», mérite désormais d’être assimilé au Front national.

 

Autres temps, autres mœurs! 

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Publié dans Politique

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