Un sondage de fin novembre passé inaperçu...

Publié le par DA Estérel 83

TNS-Sofres.jpg pour le NouvelObs

 

 

 

Des candidats de gauche en progression par rapport à notre première vague

Au lendemain de l’adoption de la réforme des retraites et du remaniement ministériel, la deuxième vague de l’étude TNS Sofres / Logica sur les intentions de vote pour l’élection présidentielle enregistre un nouvel affaiblissement de Nicolas Sarkozy. En effet, le président sortant serait distancé par Dominique Strauss-Kahn dès le premier tour (24% contre 27%), même s’il conserve une légère avance sur Martine Aubry (25% contre 23%) et devance nettement François Hollande (25,5% contre 16,5%) et Ségolène Royal (26% contre 17%). La diminution du score de Nicolas Sarkozy, comprise entre 2 points et 3,5 points, est particulièrement marquée chez les 50 ans et plus et chez les électeurs sans préférence partisane.
 
Les candidats du Parti socialiste enregistrent quand à eux une légère progression dans leur score de premier tour (entre 0,5 et 2 points). La compétition entre eux est d’autant plus serrée qu’ils l’emporteraient désormais tous au second tour. Non seulement Nicolas Sarkozy serait très largement battu par Dominique Strauss-Kahn (62% des voix contre 38%), mais François Hollande et Martine Aubry devanceraient eux aussi nettement le Président avec 55% des intentions de vote contre 45%. Quand à Ségolène Royal, elle parviendrait presque à inverser les résultats de l’élection de 2007 avec 52% des voix contre 48%. Dans chacune de ces hypothèses de second tour, l’avance du candidat socialiste sur le président sortant est en progression sensible (entre 2 et 5 points) par rapport à notre précédente vague d’août 2010.

Une dispersion accrue de l’électorat au premier tour

La gauche de la gauche reste un pôle d’attraction solide avec entre 12% et 15% des voix réparties entre trois candidats. Olivier Besancenot (LCR) obtiendrait entre 6,5% et 7% des voix, soit un retrait sensible par rapport à la vague précédente (7% à 9%). Il est talonné par Jean-Luc Mélenchon (PG) qui, avec entre 6% et 7% des intentions de vote, semble au contraire profiter de son exposition médiatique récente. Quand à Nathalie Arthaud, de Lutte Ouvrière, elle ferme la marche avec 1% à 1,5% des voix.

Eva Joly, candidate potentielle d’Europe Ecologie-les Verts, ne semble pas profiter du lancement de son nouveau parti et pourrait être handicapée par une candidature de Jean-Louis Borloo : avec entre 6,5% et 9% des intentions de vote, elle perd de 1 à 3 points par rapport à notre enquête précédente.

Les trois candidats du centre et du centre-droit représentent toujours une force importante, comptant entre 15% et 21,5% de l’électorat. François Bayrou (Modem) reste stable avec entre 6% et 8% des voix, alors que Jean-Louis Borloo (5% à 8,5%) semble un candidat plus attractif que Hervé Morin qui, testé en août, plafonnait à 2%. Avec un score compris entre 4% et 5% des voix, Dominique de Villepin voit une partie de son électorat potentiel lui échapper (entre 2 et 3 points de moins que lors de la vague précédente).

Enfin, à l’extrême-droite, Marine Le Pen progresse légèrement par rapport au mois d’août et obtiendrait entre 13% et 14% des intentions de vote.

L’affaiblissement de Nicolas Sarkozy est donc patent, mais la dispersion de l’électorat autour de plusieurs candidats rend le premier tour incertain, avec notamment Marine Le Pen qui arrive systématiquement en troisième position derrière Nicolas Sarkozy et le candidat socialiste au premier tour et qui s’approche même dangereusement de François Hollande et Ségolène Royal (entre 2,5 et 3 points de différence). La gauche aurait donc tort de triompher trop tôt, surtout considérant le poids de l’ensemble des votes de gauche (entre 39% et 47,5%) par rapport à ceux de droite (entre 46,5% et 53%, hors François Bayrou) au premier tour.

Concernant le second tour, c’est la qualité des reports des candidats du centre et de la droite radicale qui seront décisifs. Or, ils ne semblent pour l’instant pas favorables au Président sortant, qui recueillerait seulement entre 43% et 56% des électeurs de Jean-Louis Borloo et entre 34% et 46% de ceux de Marine Le Pen.

 

Voir détailes de ce sondage ci dessous:



Voir le Fichier : 20101123-intentions-vote-2012.pdf

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