TVA sociale: l’Elysée veut baisser en priorité les charges patronales et pas salariales

Publié le par DA Estérel 83

ElyseeCoteJardin

 

 

Le but de Nicolas Sarkozy, dans son projet dit de TVA sociale,  est de rendre plus compétitif le travail français. Il n’est donc pas dans sa philosophie de compenser pour le salarié la  hausse annoncée de la TVA, de la CSG ou de la taxe intérieure sur les produits pétroliers par une baisse des charges salariales qui augmenterait mécaniquement et d'autant le salaire net.  Non, l’idée de l’Elysée est de réduire le coût du travail pour l’employeur, et donc de réduire en priorité les charges patronales.

L’affaire n’empêchera pas de trouver un compromis éventuel, réduisant à la fois charge salariale et patronale.

Mais à court terme, c’est bien une réduction du pouvoir d’achat des salariés qui se profile, sauf à supposer que les entreprises vont augmenter les salaires à due proportion de la baisse des charges ou ne pas répercuter dans les prix au consommateur la hausse de la TVA.

L’Elysée rappelle que les consultations auront lieu lors du sommet social du 18 janvier avec les partenaires sociaux et se poursuivront. Le gouvernement prendra ses décisions au plus tard début février. Le processus législatif sera achevé avant l’élection présidentielle, assure l’Elysée.

Il en va autrement de l’entrée en vigueur concret des mesures. Pour que le processus soit efficace, il faut qu’il soit massif, mais l’exécutif ne veut pas d’un choc qui déstabiliserait la croissance ou la consommation, alors que la France est en récession. Les experts du président s’inquiètent aussi de l’envolée des cours du brut, provoquée par les tensions avec l’Iran, peu propice à une hausse de la TIPP.  Une idée serait d’avoir un point de hausse par an ou tous les six mois pour faire monter en puissance le processus. S’il voulait se montrer volontariste, le gouvernement pourrait décider une première tranche dès le 1er av ril, mais cette hypothèse n’est pas la plus forte, alors qu’elle va toucher fortement les retraités, électorat principal de Nicolas Sarkozy.

On se dirige plutôt vers une entrée en vigueur au 1er juillet. Quitte pour les socialistes de renverser la mesure s’ils remportent les élections

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Publié dans SARKOZY

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V
sans blague !! Tu l'avais compris autrement camarade ?
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