Standard and Poor’s ferait de la politique. Ah bon?

Publié le par DA Estérel 83

Coulisses de Sarkofrance

 

 

 

Quand la France perdit son Triple A ce dernier vendredi 13, je me suis dit que l'agence avait un sacré humour, ou alors qu'elle cherchait à réhabiliter la superstition de certains pour ce chiffre maudit.

Le matin même, quelques radios et télévisions ressortaient leurs (vieux) reportages sur la formidable cagnotte de la Française des Jeux. Vendredi 13, "100% des gagnants avaient tenté leurs chances".

Dans l'après-midi, c'est notre plus si beau pays qui recevait son AA+, et perdait son Graal. A gauche, on a critiqué Sarkozy et l'agence. A droite, on a critiqué la gauche et l'agence. Car Standard and Poor's s'est donc pris

J'ai longtemps gardé en mémoire les confidences de ma grand-mère aujourd'hui qui était partie en Allemagne en 1933. Funeste période. Il y fallait des brouettes de billets pour payer quelques produits de première nécessité.

J'ai entendu un responsable politique réclamer de transférer les notations des Etats aux banques centrales nationales. J'avoue que la mesure a le mérite de la simplicité et de la stupidité. Je préfèrerai encore la Cour des Comptes.

Standard and Poor's ferait de la politique ? Mais laquelle ?

Aucun à droite, et jusqu'à Alain Minc qui sait être parfois lucide, n'a osé reconnaître l'ampleur de l'échec de la régulation de la finance mondiale après les catastrophes de 2007/2008. A l'époque, les gouvernements se sont répartis en 2 catégories face à leurs banquiers qui menaçaient de s'effondrer: (1) ceux qui voulaient les aider/sauver par solidarité, (2) ceux qui craignaient un effondrement du système.

Sarkozy était des deux camps, trouillard et solidaire.

 

 

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Publié dans SARKOZY

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