Sommet du G8. Les CRS refusent de dormir en cité U

Publié le par DA Estérel 83

OuestFrance

 

 

Lundi, à l’arrivée des CRS sur le campus Côte de Nacre, les étudiants caennais n’ont pu s’empêcher de les photographier et de les filmer depuis leur chambre universitaire.

 

 

À deux semaines du G8 de Deauville, un bras de fer les opposeà leur direction. À Caen, ils comptaient passer une 2e nuit dehors.

 

 

« En vingt ans d'exercice, je n'ai jamais vu un bordel pareil. Qu'est-ce que ça va être quand toutes les unités vont débarquer ? » Depuis lundi, les CRS de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) - l'unité n° 13 - sont installés sur le parking d'une résidence universitaire, au nord de la ville, où ils ont refusé de dormir dans des chambres d'étudiants.

 

Hier soir, ces 80 CRS réquisitionnés pour le Sommet du G8 (il a lieu les 26 et 27 mai à Deauville) envisageaient de passer une seconde nuit dans leurs fourgons. « Nous avons commandé des pizzas et déjà dormi ici la nuit dernière. Pas question d'accepter ce cantonnement dans ces conditions. »

 

Les syndicats Unité SGP Police, Unsa, Alliance et Snapatsi (personnels administratifs et techniques) parlent d'une même voix. « Nous sommes là pour plusieurs semaines ». Ils réclament « des chambres occultant la lumière pour pouvoir dormir la journée ». L'argument surprend le Crous, qui a rénové, équipé et rouvert ce bâtiment en février.

 

Deuxième souci selon les syndicats : le site lui-même, le long d'un axe routier reliant Caen à la Côte de Nacre « très passager et donc peu sécurisé ». La cohabitation entre des CRS armés et des étudiants laisse aussi perplexe. « Notre présence peut être considérée comme provocante face des étudiants qui manifesteront peut-être contre le G8. C'est maladroit ! »

 

Ce bras de fer intervient dans un climat tendu entre les CRS et leur direction nationale.« La direction joue l'usure, mais elle a affaire à des gens très motivés », annonçait, hier, Thierry Boutier, délégué Ouest d'Unité SGP Police. Les CRS de Saint-Brieuc ne sont pas seuls à patrouiller dans Deauville. Des compagnies du Mans et de Rouen occupent également le terrain 24 heures sur 24. Dans deux semaines, elles seront une trentaine, soit l'équivalent de 3 000 hommes. La moitié des CRS en France.

Publicité

Publié dans Société

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article