Service minimum des policiers dans les Alpes-Maritimes après le suicide d'une policière

Publié le par DA Estérel 83

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Trois syndicats de gardiens de la paix (Unité SGP Police, Alliance Police et l'Unsa Police) ont appelé le 1er août les policiers nationaux des Alpes-Maritimes au «service minimum», en limitant leurs interventions aux missions de police secours. Ils protestent contre le retour prévu du commissaire de Cagnes-sur-Mer, après le suicide début juillet d'une policière de ce service.

Le lundi 4 juillet 2011, Nelly Bardaine, 39 ans, s'était tuée avec son arme de service, dans un véhicule de la police nationale, qu'elle avait garé en zone gendarmerie, à Villeneuve-Loubet. Elle a laissé une lettre à en-tête du commissariat, dans laquelle elle évoque les réformes en cours notamment celle de la garde à vue, la pression du chiffre, ainsi qu'une récente mutation à la cellule anti-cambriolage, considérée comme une «punition», désignant, entre autres, son chef de service.

La brigade de la gendarmerie de Grasse a ouvert une enquête.


D'après Nice Matin, l'enquête interne, menée par l'IGPN de Marseille, et l'audit réalisé en parallèle par deux commissaires de la direction centrale de la sécurité publique (DSCP), auraient établi «qu'aucun dysfonctionnement du service et qu'aucune faute de la hiérarchie ne peut expliquer le suicide de Nelly». Le commissaire doit donc reprendre ses fonctions, à la tête de 140 policiers, à son retour de vacances le 8 août.

Un décision jugée «indécente» par certains anciens collègues de la policière, selon Laurent Martin de Frémont, délégué d'Unité SGP Police dans les Alpes-Maritimes, qui parle d'un management «très autoritaire» du commissaire en question.

«On nous a dit qu'il y avait des erreurs de management et de communication, mais pas considérées comme des fautes professionnelles, explique-t-il. Moins d'un mois après les faits, on nous dit que tout va bien, alors que plusieurs policiers ne peuvent même plus croiser son regard.»

Laurent Laubry, représentant départemental du syndicat Alliance, dénonce lui «une justice administrative à deux vitesses».

L'intersyndicale appelle les policiers du département à se rassembler devant la direction départementale de la sécurité publique à Nice, le 5 août à 11 heures «si rien n'évolue». Les syndicats demandent a minima le déplacement du commissaire, «dans l'intérêt du service».

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Publié dans Société

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