Ségolène Royal veut interdire les licenciements boursiers
La candidate aux primaires socialistes réclame le remboursement des aides publiques consenties à des entreprises qui licencient ou délocalisent.
Ségolène Royal, a indiqué dimanche dans l'émission BFMTV 2012 RMC-Le Point qu'elle prendrait en cas d'élection à la présidentielle la décision immédiate d'"interdiction des licenciements boursiers".
"Une décision très claire, très ferme, immédiate que je prendrais sera celle d'une interdiction des licenciements boursiers", a-t-elle déclaré.
"Il faut inscrire dans la loi l'interdiction des licenciements boursiers et pour que ces grandes entreprises cotées en bourse comprennent bien le message il faudra prévoir le remboursement immédiat de l'ensemble des aides publiques reçues par les entreprises qui délocalisent ou qui licencient lorsqu'elles font des profits", a-t-elle prévenu.
Pour elle, "la barbarie d'aujourd'hui ce sont les hommes et les femmes qui sont considérés comme des choses dans certaines entreprises et qui sont liquidés lorsqu'il faut chercher une rentabilité boursière immédiate". "Je n'accepte pas cette chosification des hommes et des femmes et il faudra remettre une dimension humaine dans toutes les politiques", a lancé Mme Royal.
"Un licenciement boursier, c'est un licenciement qui n'a aucune raison d'être dans une entreprise qui fait des profits, qui est florissante, qui veut gagner encore plus d'argent, ou bien dans une entreprise qui subit le diktat d'un marché financier", a insisté la candidat aux primaires PS.
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En matière de licenciements, il serait temps que la gauche annonce la couleur sur l'abolition des "réformes" de la droite sur le code du travail depuis l'ère RAFFARIN (2002).
Il est inadmissible que ce soit le code du MEDEF qui ait pris le pas sur le code du travail.
Une des vraies réforme du code du travail devrait s'appliquer aux dirigeants d'entreprises qui utilisent le stress et la déprime comme mode de management et qui conduisent certains salariés au suicide, en les traduisant en justice avec des peines passibles des assises puisqu'il y a mort d'homme.
Enfin, revoir les statuts des syndicats et leurs modes de financement afin de rétablir un juste équilibre et une meilleure représentativité.
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