Ségolène Royal à la contre-attaque à La Rochelle
Ségolène Royal est montée au créneau de bon matin hier. Avant un point presse à La Rochelle, la présidente de la Région avait pris à Paris le même train que Nicolas Sarkozy. Elle s'est entretenue avec les journalistes dans la voiture-bar.
Elle y a dénoncé le «manque de courage» du Président candidat qui «ne va pas là où les Français souffrent de ses promesses non tenues». «Il les croit sans doute assez naïfs pour oublier tout ce qui s'est passé pendant cinq ans. Il voudrait faire oublier en 60 jours tous les dégâts qu'il a commis, mais les Français ne se feront pas avoir, a-t-elle poursuivi. Il va à Alstom où ça va bien. Il doit avoir le courage d'aller là où ça va mal. Pourquoi ne va-t-il pas à Gandrange ou à Florange? C'est ça le courage politique.»
Puis, intervenant dans une imprimerie de La Rochelle devant des élus locaux et après avoir donné la parole à des salariés, notamment un ex-ouvrier de l'équipementier automobile New Fabris (Châtellerault) dont les 366 salariés ont été licenciés en 2009, Ségolène Royal a énuméré «les promesses non tenues dans la région» par Nicolas Sarkozy, sans jamais mentionner son nom.
Elle a notamment cité les éleveurs victimes de la sécheresse en Charente, Heuliez et la Camif à Niort et la filière photovoltaïque qui ont connu des difficultés et des licenciements. «Tous ces sites ont reçu soit la visite du candidat de l'UMP soit celle d'un ministre et, derrière, il ne s'est rien passé.»