Ségolène, Martine, Lionel et les autres : l’entente cordiale
Par Arsinoé
Il fallait le voir pour y croire. Cette cohabitation amicale hier entre tous les ténors du parti socialiste.
Ségolène Royal qui arrive et s’offre un bain de foule enfiévré, comme l’écrit l’AFP. La remontée d’une allée. Les gens crient ” merci Ségolène, bravo Ségolène, tu sais on t’aime ” le service d’ordre est débordée mais elle continue à fendre la foule, à serrer des mains, à saluer avec le sourire. ” on est la ensemble “, dira-t-elle aux journalistes qui l’interrogent. Et à tous ceux qui lui rappellent Charlety et ces 80.000 personnes, elle répond : ” pas de comparaison, c’est douteux mais il faut penser à demain. Ouvrir un autre chemin “, et dit aux abstentionnistes que ” je serai garante de leur voix. Leur voix sera entendue “.
Royal en rock star qui arrive au carré VIP et poursuit sa discussion avec la presse.
Martine Aubry est déjà là, victime d’une méchante sciatique. Mais souriante. Elle plaisante avec les militants, embrasse Lionel Jospin comme du bon pain. Rigole avec quelques élus . ” Madame Ségolène , viens là ” lance-t-elle a sa rivale du congrès. Les deux femmes se tombent dans les bras ” Ah Martine comment vas tu ? “… Sourires échangés, sourires sincères. Elles posent ensemble pour les photographes, bras dessus bras de sous. Un journaliste commence à questionner Aubry sur Matignon ou pas. Comme à son habitude, la première secrétaire le secoue ” Arrêtez avec ça, aujourd’hui, on avance ensemble avec François ” à quelques pas de la, Lionel Jospin s’amuse avec Elisabeth Guigou et se dirige vers Royal pour la saluer à nouveau.
Ils sont venus, ils sont tous là, ennemis de congrès d’hier, adversaires de primaires et aujourd’hui unis autour du candidat. Qui sur scène entonne une marseillaise avec les enfants. Avant de descendre et de venir tous les saluer. Les mines sont réjouies. Sans arrières pensées dans cet instant. Les journalistes que nous sommes ne décèlent aucun malaise, aucune gêne, juste la joie d’une équipe qui semble désormais sûre de sa victoire. Sans arrogance. Sans fausse humilité non plus.
Aubry remonte dans sa voiture, après avoir embrassé des militants qui dégainent leurs iPhone pour faire des photos. Royal mettra 15 mn à remonter en voiture l’avenue de Paris. Les gens se jettent sur sa voiture, demandent des photos. Elle leur répond vitres baissées. Incroyable spectacle. À l’intérieur, Hollande lui, est descendu pour un bain de foule un peu contraint pour des raisons de sécurité mais c’est fervent, joyeux, plein d’humanité.
C’est gagné !

