Ségolène, Marine et les 500 signatures
Jeudi 12 janvier 2012, sur le plateau du Grand Journal de Canal +, Ségolène Royal a eu des mots très clairs sur les prétendues difficultés de Marine Le Pen pour obtenir les 500 signatures nécessaires à sa candidature à l’élection présidentielle.
Ségolène Royal, avec sa sagacité coutumière, a rappelé qu’il s’agissait là d’une manoeuvre classique des frontistes (il y a 36 000 communes en France, donc l’obtention de 500 signatures n’est pas une exigence insurmontable).
A chaque élection présidentielle, le FN tente systématiquement de se victimiser. Ce n’est pas nouveau. Cela fait au moins quinze ans que les frontistes font le coup. Il est étonnant que Son Excellence Jean-Michel Aphatie – le plus grand journaliste de l’univers – soit tombé dans le panneau.
Tenez, cet exemple qui date de 1995.
Et celui-ci qui date de 2002.
Et encore celui de 2007 :
Un proche me disait tantôt.
- « Tu sais, c’est difficile pour un maire d’apporter son parrainage à Marine Le Pen et au FN.
- Ben pourquoi ? lui ai-je demandé. La règle est simple. Si un maire sollicité par le FN estime que Marine Le Pen doit pouvoir se présenter parce qu’elle représente un courant de l’opinion, alors il doit la parrainer, a fortiori s’il partage ses idées.
- En réalité, c’est plus difficile que ça… Enfin, tu comprends… Le qu’en dira-t-on et tout ça surtout dans les petites communes… Les gens peuvent ne pas comprendre. C’est vachement compliqué. Moi je pense qu’il faudrait plutôt que les parrainages soient anonymes.
- Ben non, justement, je ne comprends pas ce besoin d’anonymat et ce genre de pudeur. Si Marine Le Pen est une candidate respectable, alors elle doit pouvoir être parrainée au grand jour par des élus qui agissent en pleine lumière. Ou bien alors, c’est qu’elle est manifestement dangereuse pour la République et que ses parrains n’assument déjà pas les conséquences de leurs choix. »