Sarkozy, l'incompris...

Publié le par DA Estérel 83

CL11112010  Jacques Guyon - 17/11/2010

 

Et comme si Nicolas Sarkozy n'avait pas assez de son devoir de président français, il va devoir s'occuper de régulation planétaire en présidant le G20. C'est pas une vie...

 

La tâche n'était pas mince ! Alors que 64 % des Français expliquent qu'ils ne font pas confiance au nouveau gouvernement «pour mener une politique répondant à leurs attentes», leur démontrer qu'on leur a concocté la dream-team que le monde entier nous envie, et ceci en gardant le même capitaine et en diminuant le nombre de joueurs dans l'équipe, en bloquant l'ouverture et en fermant en partie le robinet vert du Grenelle, n'était pas chose facile !

 

Et ça n'a effectivement pas été aisé pour un Nicolas Sarkozy bien moins à l'aise qu'à son habitude. Oh certes, le Président ne renie rien ou pas grand-chose de ses choix. Fillon ? La «meilleure personne à cette place» ? Le départ de Borloo ? Il aurait souhaité qu'il reste. Woerth ? Un «homme parfaitement honnête» mais qui s'expliquera plus facilement désormais face à la justice. Pour autant Nicolas Sarkozy refuse qu'on analyse pour lui la place des centristes ou celle faite aux ministres issus de la diversité. Tout ça n'est qu'affaire de commentateurs, de journalistes et, bien entendu, il va de soi que... «ça n'intéresse pas les Français».

 

D'ailleurs, seul Nicolas Sarkozy sait ce qui intéresse les Français, ce qui les inquiète, ce qui est bon pour eux même si, sur le coup, ils ne se rendent pas compte que les efforts qu'on leur demande, c'est évidemment pour leur bien. La preuve ? Même si le débat sur l'identité nationale n'a pas été compris, lui sait bien que ce qu'on attend de sa présidence éclairée c'est qu'il «régule fortement les flux migratoires» au risque de connaître «la montée du populisme» comme chez nos voisins. Les retraites ? C'est au nom du seul intérêt national qu'il a fait cette réforme de vérité ? Qu'à cette occasion on ait contesté sa manière de gouverner, il l'entend. Il accepte même, contrit et forcé, la montée de cet «antisarkozysme» mais... il devait «faire son devoir» !

 

Ah le devoir en temps de crise, c'est à cela qu'il voudrait qu'on reconnaisse en lui le grand Président ! Obama et Merkel ne connaissent-ils pas eux aussi la même ingratitude de leurs opinions publiques ? Si seulement les socialistes français pouvaient écouter Rocard ou DSK et «hausser» leur discours sur le sujet... Sarkozy, l'incompris: ce serait donc cela la clé de ce désamour entre un Président et un peuple ? C'est en tout cas une partie de son explication. L'autre réside dans cette façon dont les commentateurs ont du mal à suivre le cours de sa pensée, pourtant tout entière fixée sur l'intérêt commun et dictée par le réalisme.

 

Et c'est ainsi qu'il annonce la mort de ce totem qu'était le «bouclier fiscal»: il sera dissous dans une vaste réforme de la fiscalité. Comme ont été dissous 135.000 postes de fonctionnaires afin que les impôts n'augmentent pas ! Et comme si Nicolas Sarkozy n'avait pas assez de son devoir de président français, il va devoir s'occuper de régulation planétaire en présidant le G20. C'est pas une vie...

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Publié dans Politique

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V
<br /> c'est pas grave, DSK et le "nouveau" FMI sont là, social, socialiste, apitoyé sur le sort des pauvres pays qui ne s'en sortent pas de cette crise, il va aider notre président avec ses "rapports"<br /> qu'il signe mais ne lit pas !<br /> <br /> <br />
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