Sarkozy hué et sifflé à Bayonne
«Sarko président des riches !», «Sarkozy dégage !». C'est en ces termes et sous les sifflets que Nicolas Sarkozy a été accueilli, jeudi 1er mars, dans le centre-ville de Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques, au cours de sa visite dans le Pays basque. Des dizaines de jeunes opposants attendaient le président-candidat pour le huer à sa descente de voiture, couvrant largement les «Sarkozy président» de partisans du chef de l'État, en moins grand nombre. À une terrasse, des opposants ont déployé une banderole : «Sarkozy, travailler sept jours sur sept jusqu'à 77 ans. Y'a bon, y'a bon la croissance». Des CRS ont été déployés à l'extérieur du bar du centre-ville où Nicolas Sarkozy était en train de s'entretenir avec des habitants (où il s'était "réfugié", selon certains journalistes sur place).
Réagissant à cet accueil, le candidat a dénoncé «la violence d'une minorité», dont «des militants PS» qui se sont alliés à des «indépendantistes basques». Un «comportement inadmissible», pour lui.
Un autre incident avait eu lieu, quelques heures auparavant, en marge du déplacement du président-candidat qui devait visiter une ferme à Itxassou. Alors qu'une centaine de manifestants se tenaient à proximité de cette ferme, un groupe d'individus avait réussi à contourner le service d'ordre pour, à travers bois, s'approcher de la ferme d'où ils ont tiré des fusées en l'air. Après une course-poursuite à travers champs, trois personnes ont été interpellées et conduites à Bayonne par les forces de sécurité pour « vérification d'identité ». Le groupe de manifestants était composé d'opposants à la ligne à grande vitesse (LGV) devant relier Bordeaux à l'Espagne et de militants de la coalition Euzkal Herria Bai regroupant des partis de la gauche nationaliste basque.