Sarkozy et la Libye : Plenel refuse de répondre aux questions de la police

Publié le par DA Estérel 83

LeMondePolitique

 

 

Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy à l'Elysée, le 10 décembre 2007.

 

Le directeur de la publication de Mediapart, Edwy Plenel, a indiqué, vendredi 18 mai, avoir refusé de répondre aux questions des policiers chargés de l'enquêteouverte après une plainte de Nicolas Sarkozy pour la publication d'une note sur un supposé financement libyen de sa campagne de 2007.

"Comme annoncé, j'ai remis l'ensemble des pièces qui témoignent du sérieux, de la rigueur, de la bonne foi de notre enquête", a déclaré M. Plenel à l'issue de son audition dans le 13e arrondissement de Paris. "Cette enquête préliminaire pour faux et usage de faux est attentatoire au droit de la presse qui protège une liberté fondamentale des citoyens, qui est le droit de savoir, a-t-il poursuivi. J'ai donc refusé de répondre aux questions."

Mediapart avait publié, le 28 avril, un article accompagné d'une note présentée comme signée par un ancien haut dirigeant libyen et indiquant que le régime libyen aurait accepté en 2006 de financer, pour "50 millions d'euros", la campagne de M. Sarkozy.

 FAUX OU DIFFAMATION

Encore président de la République, M. Sarkozy avait riposté deux jours plus tard par une plainte, notamment pour faux et usage de faux, et le parquet avait le même jour ouvert une enquête. A quatre jours du second tour de la présidentielle, le site d'information avait à son tour déposé plainte contre le président sortant, pour dénonciation calomnieuse.

Mediapart s'est insurgé contre le fait que la plainte de M. Sarkozy ait visé des faits de "faux" et non de diffamation, ce qui a eu pour conséquence l'ouverture d'une enquête préliminaire menée par la police et non une confrontation publique devant la chambre de la presse. Les deux auteurs de l'article incriminé, Fabrice Arfi etKarl Laske, sont convoqués par la police les 21 et 22 mai.

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Publié dans Affaires

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Nous allons savoir très bientôt si Christiane Taubira est à sa place au ministère de la Justice: laisser perdurer la procédure entamée sur ordre de l'ancien exécutif la disqualifierait<br /> définitivement.
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