Sarkozy et l’UMP: c’est par où la riposte?

Publié le par DA Estérel 83

01-Mediapart

 

 

Il y a quelques jours, Jean-François Copé dénoncait en Montebourg «un bolchevik»! Et voilà que l'UMP déclenche d'un coup toutes ses orgues de Staline. Ca fait beaucoup de bruit. Ca arrose de partout. Mais ça manque souvent sa cible. Enfin sortie du cauchemar de la primaire socialiste, l'armée présidentielle est maintenant bien décidée à épuiser le stock de munitions inutilisées depuis l'été. La bataille passe d'abord par une reconquête médiatique. Et ce terrain-là va être sur-occupé dans les jours qui viennent. Exemple, pour cette seule semaine:

- Lundi, six passages médias de ministres et responsables UMP (voir l'agenda de l'UMP)  
- Lundi soir, France Fillon est l'invité du 20h de France 2.

- Mardi, Nicolas Sarkozy est en déplacement à Nice
- Mardi, l'UMP consacre une convention spéciale au démontage du projet socialiste, retransmise sur LCP

- Mercredi, la naissance du bébé du président et de son épouse ne serait pas la malvenue

- Jeudi, Nicolas Sarkozy est en déplacement en Mayenne

- Vendredi, Nicolas Sarkozy «sauve l'Europe» lors du Conseil européen

- Samedi, Henri Guaino tient meeting à Egletons en Corrèze, pendant que le PS investit son candidat

- Dimanche, la naissance du bébé du président et de son épouse ne serait pas la malvenue

- Lundi matin, la naissance du bébé du président et de son épouse ne serait pas la malvenue

- Lundi soir, Nicolas Sarkozy parle aux Français à l'occasion d'une émission spéciale diffusée par TF1 et France2.

- Mardi, l'intervention de Sarkozy est disséquée, louée et relayée par les ténors de la droite. Ils se diront rassurés, contents du cap fixé, de la barre fermement tenue et d'un président plus protecteur que jamais.

Ce n'est qu'un aperçu qui ignore les multiples interventions programmées des soldats du sarkozysme dans les matinales radios et sur les chaînes télévisées d'information en continu.

Enfin, le terrain est libre! «Reconnaissez que pendant deux mois, nous n'avons pas été dans la séquence», se plaignait Jean-François Copé, dimanche soir sur France 2 (voir la vidéo ci-contre). Enfin des responsables de droite et de centre droit pourront revenir sur les plateaux télé pour rééquilibrer le débat! Le temps des explications va venir. On a beaucoup de questions à poser aux socialistes.»

 

 

 

Oui, ils bouillonnent d'impatience, condamnés à être spectateurs durant presque deux mois d'une vie politique tout entière occupée par les débats socialistes. Henri Guaino a même jugé «un peu limite du point de vue de la déontologie journalistique» que le primaire ait «écrasé toute l'actualité».

 

L'UMP a donc retrouvé la voix. Mais pour dire quoi? C'est la question essentielle et le parti présidentiel cherche désespérément la réponse. Quelle riposte? En attendant l'intervention présidentielle du 24 octobre, le parti est à la godille, hésitant sur les angles d'attaque.

 

S'en prendre à la primaire? Certains l'ont fait, comme Henri Guaino qui a dénoncé un système de sélection «totalement incompatible avec l'esprit de nos institutions». Ou comme Christian Jacob qui croit toujours dur comme fer qu'il s'agit d'une entreprise de «fichage politique». Las, la critique a fait long feu, puisque dans le même temps, d'autres responsables, François Fillon ou Valérie Pécresse ou encore Laurent Wauquiez et Nathalie Kosciusko-Morizet, se déclaraientfavorables au système.

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Publié dans UMP

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<br /> Bonjour,<br /> Petite précision de la rédaction.Il n'y avait pas deux acceptions dans la fomulation de l'information sur Thierry Gaubert. C'était bien ainsi qu'il fallait le comprendre : François Perol a mis un<br /> terme au contrat de Thierry Gaubert, et ce dernier a bel et bien quitté la banque.<br /> Bien à vous,<br /> <br /> <br />
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