Sarkozy, c’est l’UMP qui en parle le mieux.
Gilles Carrez est député UMP, rapporteur du budget. Ce n'est pas rien. Quand il a compris que la TVA sociale serait votée par son groupe avant la présidentielle, il s'est lâché.
François Fillon a annoncé jeudi 5 décembre que la réforme sur la TVA socialeserait présentée en février au Parlement. Le calendrier présenté par le Premier ministre ce matin vous parait-il tenable ?- C'est toujours envisageable ! Quant à la mise en application le 1er avril ou le 1er mai je ne le crois pas, pour des raisons politiques.
C'est à dire?Sur le fond je n'ai rien contre, mais les modalités d'une telle mesure sont complexes. Cela pose problème à court terme. La TVA se répercute d'abord sur les prix et le pouvoir d'achat puis dans un deuxième temps on en retire des bénéfices.
C'est vraiment un sujet à traiter en début de législature. Cette mesure aurait été excellente en 2007 dans le texte de la loi TEPA à côté des heures supplémentaires et du RSA, et à la place de mesures comme le bouclier fiscal. Le texte aurait été ainsi très intéressant et cohérent sur la valeur travail et la compétitivité des entreprises.
Pourquoi ne pas l'avoir fait?- A l'époque, j'étais rapporteur de la loi et je me suis heurté à une fin de non recevoir. Je suis donc surpris de voir ce projet revenir aujourd'hui. On nous a expliqué aussi que les déclarations de Jean-Louis Borloo [dans l'entre deux tours des législatives de 2007, ndlr] avaient couté leur fauteuil à de nombreux députés.
Les réticences sont donc principalement un problème de calendrier?- C'est un problème de timing ! La c'est une mesure improvisée, qui sera votée à la hussarde. Je ne vois pas comment on pourrait la mettre en place avant les élections. Je me suis rendu compte à quel point il est difficile d'expliquer ce genre de mesure. C'est un débat qui mérite qu'on s'y attarde.
A la hussarde ?
Rooooo...