Sarkozy a toutes chances.
La campagne est dans 6 mois, la machine électorale sarkozyenne redémarre tel un diesel. Elle sera bientôt à plein régime. Des vagues de sondages "quanti" ou "quali" se déversent déjà sur toutes les ondes: Sarkozy serait plus dur, solide, capitaine, protecteur. Sarkozy serait Rambo croisé de Churchill. Sarkozy a des estrades, un temps de parole sans limite, des meutes d'accrédités. Le G20, le 11 novembre, le meurtre d'une ado, l'inauguration d'une statue, tout est prétexte pour faire campagne. A chaque sondage, des politologues uniformes - plutôt quinqua, toujours blancs/bourgeois, souvent des hommes - vous donnent l'interprétation "politiquement correcte" en temps réel de chaque soubresaut statistique des opinions de quelques centaines de personnes "choisies suivant la méthode des quotas". Ainsi, dimanche 20 novembre 2011, Nicolas Sarkozy avait "progressé" dans les intentions de vote de 958 personnes. Nous sommes ravis pour elles. Une journaliste/animatrice de LCI, et une autre de iTélé, commenta que le Monarque avait bénéficié ainsi de son "volontarisme" au G20. Lisez la dernière livraison: "L'actuel locataire de l'Elysée bénéficie d'un regain d'intérêt et de confiance de la part des Français suite à sa mobilisation et son leadership affirmés lors de la gestion de la crise grecque. Les bénéfices engendrés par ses interventions européennes en termes de stature internationale n'ont pas par la suite été rendus caducs par les annonces de rigueur sur le plan national". On ne sait même pas qui a payé le sondage. Officiellement, le commanditaire s'appelle Yahoo. Mais on a appris voici trois ans, que l'Elysée finançait une centaine de sondages politiques par an, publiés par la presse, et sans apparaître dans les commanditaires officiels... Ces gens-là se moquent de nous. Ces gens-là se fichent de nous. Nicolas Sarkozy a toutes ses chances. Bien sûr. Nous l'avons toujours écrit, même bien après les primaires. Avec lui, tout est possible. |
