Royal donne la parole au juge et le juge fait entrer Nicolas Sarkozy dans le box des accusés !

Publié le par DA Estérel 83

EspoirA gauche avec Sego

 

 

P1040835_for_Phil-1-.jpgC’était, mardi 29 mars, la quinzième Université Populaire Participative, organisée par Ségolène Royal et son association Désirs d’avenir à Paris, dans la salle comble de la mairie du IVè. arrondissement tenue par Dominique Bertinotti.

Le thème portait sur la justice. Alors que le Président de la République est entré dans une bataille avec les femmes et les hommes de loi, la candidate socialiste, Ségolène Royal, a souhaité donner la parole au juge et quel résultat !

Marc Trévidic, juge d’instruction anti-terroriste, président de l’association des magistrats instructeurs de France a pris la parole. Il est connu pour avoir instruit plusieurs affaires délicates : l’attentat de la rue Copernic, l’attentat de Karachi ou encore l’assassinat des moines de Tibhirine. Dans une intervention forte, claire et convaincante, le juge a pu répondre aux attaques du Président de la République en exercice.

A la tribune, s’adressant à un peuple souverain, le juge a tout simplement rappelé, pour sa défense, quels étaient les principes fondamentaux de la justice dans une République. Face à l’arrogance d’un Nicolas Sarkozy, se voulant au-dessus de la loi, le juge a défendu la vision républicaine de notre justice.

Non, la justice que voudrait Nicolas Sarkozy n’est pas celle de notre République démocratique, a pu expliquer le juge. La justice n’est pas le bras armé du pouvoir exécutif. Ce n’est pas une force de répression, un simple prolongement de la police servant à embastiller. Elle n’est pas là pour incarcérer.
La justice dans une République a une tout autre fonction. Comme a pu le rappeler le juge, elle doit servir avant tout à protéger et à défendre le faible sur le fort, pour faire valoir le droit sur la force. Ce n’est pas la volonté du plus fort qui doit l’emporter, mais la loi dans notre République, c’est tout le travail difficile et fondamental de la justice. Mais pour cela la justice a besoin de moyens pour fonctionner.

Or, le pouvoir en place en retirant les moyens à notre justice, lui empêche d’accomplir sa fonction. C’est un pilier de notre République qui est fragilisé.
L’objectif n’est d’ailleurs pas toujours neutre de la part du pouvoir en place. Ainsi, lorsqu’on retire des enquêteurs pour les affaires financières, ce n’est pas le plus faible mais bien le plus fort que l’on protège. Le juge parle « d’assassinat de la justice financière » qui permet à la grande délinquance de mener ses affaires en toute impunité. La loi n’est plus respectée car on retire à la justice les moyens de fonctionner. Le pouvoir en place est coupable.


La candidate socialiste, Ségolène Royal, qui a toujours défendu l’ordre juste républicain ne pouvait que soutenir le juge. Tous les regards se portent maintenant vers 2012. Il faudra en effet une personnalité réellement intègre, volontaire, et forte pour restaurer le pacte républicain en rendant à la justice ses moyens de fonctionner.

 

Philippe Allard

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Publié dans S.ROYAL

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