Pouvoir d’achat : plus de la moitié des Français estiment qu’il a diminué en un an
55% des personnes interrogées par Obea-Infraforces pour France Info et 20 minutes estiment que leur pouvoir d’achat a diminué depuis un an. Ils pointent du doigt principalement l’augmentation des prix des matières premières et la volonté des entreprises de faire du profit. Ils estiment à 79% que la politique du gouvernement n’a pas favorisé le pouvoir d’achat et 45% d’entre eux souhaitent qu’il favorise les augmentations de salaires.
Constatant à 55% labaisse de leur pouvoir d’achaten un an, les Français interrogés dans cesondage Obéa-Infraforcesqui paraît ce lundi, admettent pour 78% d’entre eux que la crise n’a rien fait à l’affaire. Mais pour expliquer cette chute, ils accusent d’abord lesprix des matières premièreset des matières agricoles qui s’envolent (à 91%), puisles entreprises, qui veulent toujours plus de profit(81%) et que legouvernementn’a rien arrange avec sa politique (79%).
| Plus de la moitié des Français estiment que leur pouvoir d’achat a baissé en un an. Les explications de Philippe Tapia, , directeur de l’institut Obéa-Infraforces. (0'57") | |
Un tiers d’entre eux environ pensent dépenser moins en travaux dans la maison, vacances d’été ou loisirs. Mais les priorités changent avec l’âge des sondés. Les moins de 25 ans envisagent d’augmenter encore leurs budgets loisirs, habillement, vacances.
En revanche, une majorité d’entre euxcomptent stabiliser les dépenses, dans quasiment tous les domaines, y compris l’alimentaire.
Face à la déprime du porte-monnaie, la solution la plus souvent choisie par les Français interrogés est defavoriser les augmentations de salaires(45%), puis de bloquer les prix des produits de première nécessité (27%), et de l’énergie (14%, mais le prix de l’essence est cité à 21% chez les 35-44 ans). Seuls 6% demandent des diminutions d’impôts, 4% le blocage des loyers et 3% une augmentation des aides sociales.