Pourquoi la gauche doit être “sécuritaire”
L’obsession insécuritaire de Nicolas Sarkozy depuis 2002 n’a aucun autre motif que sa cause électorale personnelle. Et pour la satisfaire, il a besoin que la France ait peur. Exhiber quelques faits divers ultra-violents, effrayer la frange âgée de l’électorat sont des ressorts connus de Sarkofrance.
Si Sarkozy avait véritablement décidé de lutter contre la délinquance et calmer les peurs insécuritaires de la population, il aurait sur-armé la police, renforcer ses effectifs, bref, il aurait fait quelque chose.
A moins qu’il ne soit incompétent, une hypothèse que, par respect pour celles et ceux qui ont cru en l’homme, nous écarterons pour quelques secondes.
Sarkozy, donc, a réduit les moyens de la police et de la gendarmerie au niveau où ils étaient voici 10 ans, 2002, quand la France comptait 3 millions d’habitants de moins. Le constat est connu, et n’est même pas contesté par l’Elysée ou son Claude Guéant.
Comment donc expliquer cette situation ? Une réponse, militante: Sarkozy a besoin qu’une fraction du pays, la plus âgée, la plus nombreuse, reste suffisamment effrayée par la délinquance et suffisamment rassurée par le volontarisme affiché par Sarkozy lui-même. L’équilibre est difficile à trouver.
Mercredi matin, le député socialiste Jean-Jacques Urvoas était l’invité de France Info, vers 8h15. L’homme s’est spécialisé dans les thèmes sécuritaires, et il fut, ce jour-là, simplement excellent.