Pour une dynamique de la Gauche...
Pierre Lefèvre 07/12/2010
Ce n'est pas parce qu'il était 1er secrétaire du PS (je ne suis pas d'accord avec Bergougnoux) que Mitterrand a gagné en 81; c'était parce qu'il avait une immense culture, une connaissance très détaillée de la société française et de son territoire (je rejoins Bergougnoux) et surtout qu'il avait créé une dynamique de la Gauche.
C'est ça l'enjeu et Gérard Grunberg a parfaitement raison: le PS est à l'agonie parce qu'il ne peut plus trouver son salut à l'intérieur de lui-même. La primaire socialiste avec 10 à 12 candidats qui croient tous pouvoir devenir président de la France est un leurre car elle ne créera strictement aucune dynamique à gauche.
Deux problèmes à régler simultanément:
* "écraser" ceux des égos qui ne seront jamais en situation malgré leurs prétentions
* se donner toutes les chances d'être présent (Gérard Grunberg a raison) et surtout rassembleur incontestable au second tour.
Une seule solution, une véritable primaire de la gauche: le PS la lance et l'organise ouverte – et sans négociations boutiquières préalables – à tous les partis adhérents aux valeurs de la Gauche et à tous leurs sympathisants. Ouverte à Europe-écologie-Les- Verts, aux Radicaux de Gauche, au Parti de Gauche, au NPA (s'il l'accepte) et au PS … qui sera bien obligé d'éviter d'envoyer 12 prétendants.
Les débats de cette primaire feront émerger un programme que le vainqueur défendra au 2ème tour. Les partis présents à la primaire ne seront pas "dispensés" de candidatures au 1er tour, ils devront au contraire y aller pour mesurer leur influence et pour bénéficier ensuite des financements publics. Les partis présents à la primaire seront crédibles car ils auront joué le jeu de la volonté de gagner en 2012. Ils porteront un espoir.
Mais il ne faut attendre ni Dominique Strauss-Kahn, ni Martine Aubry qui "entrent en campagne à reculons" et surtout me donnent l'impression de ne pas vouloir gagner pour ne pas avoir à prendre en charge un pays mis à sac par le président de la République française lui-même.
Pierre Lefèvre