Pas drôle mais risible

Publié le par DA Estérel 83

CL11112010

 

 

En portant hier sur la place publique les ragots qu'on fait circuler sur son compte, Martine Aubry a choisi de porter le fer dans la plaie.

 

Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose»: depuis Françis Bacon, de nombreuses variantes sont venues gonfler le dictionnaire des citations sur les dégâts occasionnés par ce poison particulièrement répandu qui va de pair avec la rumeur.

C'est dire si le phénomène qu'on voit généralement croître et s'amplifier dans les périodes de crise, de tensions sociales ou d'affrontement idéologique intense n'est pas neuf. Problème plus nouveau aujourd'hui, c'est que la calomnie et la rumeur trouvent en internet un vecteur de propagation qu'on n'avait jamais connu auparavant. On prédisait que la campagne présidentielle - déjà marquée par les coups de tonnerre successifs de l'abracadabrantesque feuilleton DSK - risquait de ressembler à une bataille de boules puantes.

On nous disait aussi - et pas seulement les cabinets de communicants mais certains hommes politiques - que cette campagne serait gagnée, comme ce fut le cas aux Etats-Unis pour Obama, sur le net. On sait désormais avec le flot de boue déversé sur Martine Aubry que les deux phénomènes sont en train de fusionner. Déclenchant le feu nucléaire de chaque camp. PS et UMP dénoncent avec la même indignation et la même force des manoeuvres de basse-fosse d'un côté ou les «entourloupes», de l'autre.

En portant hier sur la place publique les ragots qu'on fait circuler sur son compte - en vrac: elle aurait fait deux cures de désintoxication, serait lesbienne et... son mari serait un avocat des islamistes -, Martine Aubry a choisi de porter le fer dans la plaie. Elle n'a pas hésité à appeler un ancien préfet, collaborateur de l'Elysée, ou encore un ex- ministre pour leur demander de cesser de raconter leurs vilenies dans les dîners en ville.

De même a-t-elle annoncé dans Le Journal du Dimanche qu'elle porterait plainte systématiquement contre les auteurs ou les sites qui propagent de telles rumeurs. Une saine et légitime colère. Pour autant, Martine Aubry n'a-t-elle pas eu tort de sous-entendre que l'UMP et l'Elysée pourraient alimenter ces attaques ?

En tout cas, elle a donné des armes à Jean-François Copé qui a retourné la balle en accusant les socialistes de jouer les victimes pour cacher une absence de programme. Coïncidence ? On retrouvait hier les mêmes «éléments de langage» si chers à nos spin doctors hexagonaux chez Xavier Bertrand ou Nadine Morano... Face aux rumeurs et aux calomnies, Martine Aubry aurait peut-être mieux fait de répliquer par l'humour.

Comme Obama lorsque l'opposition l'avait accusé d'avoir triché sur sa naissance et de ne pas être Américain. Le président avait d'abord brandi son acte de naissance. Puis annoncé en «prime» la vidéo de celle-ci. On y voyait un extrait du Roi Lion où Simba est présenté aux autres animaux. L'accusateur républicain ne s'en est toujours pas remis.

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Publié dans Politique

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V
<br /> La oû commence la bêtise, là ou est la compétence ! Heureusement que Ségolène n'a jamais répondu à aucune rumeur, on lui aurait même reproché d'avoir porté plainte pour le vol commis dans son<br /> ancienne adresse de campagne !<br /> <br /> <br />
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