Opération Bourgi pour protéger Djouhri : la confirmation
Nicolas Sarkozy lui aurait téléphoné le dimanche matin vers 10h30:
« - Robert, tu as mis le feu !
– Oui, Nicolas, comme Johnny au Stade de France. »
Puis, c’est Claude Guéant :
« - Robert, que t’arrive-t-il ? »
Ce que Bourgi ne dit pas, mais que d’autres sources racontent, c’est la suite. L’avocat est convoqué à l’Élysée l’après-midi à 16h30, après un passage dans le bureau de Guéant, Place Beauvau. Il y entre par la grille du Coq. Le président l’attend, furieux: « C’est du grand n’importe quoi ! Ce que tu dis va servir nos ennemis ! Qu’est-ce qui t’a pris ? » Puis l’orage passé, on discute, en présence de Guéant, sur le thème du comment limiter les dégâts et peut-être du comment exploiter ce qui peut l’être. Est-ce au cours de cet entretien qu’est mis au point le plan médiatique du lendemain et qu’est échafaudée l’idée d’ajouter Jean-Marie Le Pen sur la liste des bénéficiaires de valises ? Bourgi, on l’a dit, est muet sur cela, mais c’est possible et peut-être probable. Puis on se sépare sur une promesse de l’avocat : à partir du lundi 12 au soir, il fera silence et n’accordera plus aucun entretien.
