Notation: les agences et le «risque politique» (d'un retour de la gauche au pouvoir)
Les agences de notations prennent évidemment en compte des critères macroéconomiques pour établir le «risque pays» mais aussi parfois des considérations politiques. Moody's en a même fait sa marque de fabrique, mais les autres les prennent aussi en considération.
François Fillon ou Hervé Novelli n'ont d'ailleurs «pas hésité à agiter le spectre d'une dégradation en cas de victoire socialiste, rappelle Libération. “Les grandes agences ont déjà dégradé la note de la France en 1936, après l'arrivée au pouvoir du Front populaire. Celui-ci s'était prononcé pour des nationalisations massives et une dévaluation du franc, ce qui avait alourdi le climat des affaires. Avec le recul, d'ailleurs, cette dégradation était une erreur: même pendant l'Occupation, la France n'a pas fait défaut”. (...) Dans le contexte actuel, cependant, une mesure comme le retour de la retraite à 60 ans constituerait sans doute, du point de vue des agences, un sérieux motif de dégradation. Reste à voir si un éventuel président PS appliquerait bien cette promesse du programme socialiste.»